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Sarthe. Déploiement de la fibre : le réseau public est bouclé après six ans de chantier... |
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Dominique Le Mèner, président du Département de la Sarthe, écoutant les explications de Nicolas Hecq, directeur technique chez Sarthe numérique, dans l’une des armoires de raccordement optique d’Auvers-le-Hamon, lundi 24 octobre 2022. © Ouest-France
La dernière « réception technique » a été assurée à Auvers-le-Hamon, près de Sablé, ce lundi 24 octobre 2022, en présence du président du conseil départemental Dominique Le Mèner : en Sarthe, le réseau fibré d’initiative publique est bouclé. Un accomplissement qui fait du département un pionnier à l’échelle de la région Pays de la Loire.
Que de chemin parcouru ! Si l’on mettait bout à bout tous les fils – plus fins que des cheveux – tirés sous l’impulsion du Département pour apporter la fibre dans les maisons et les entreprises sarthoises, on pourrait faire 24 fois le tour de la Terre. C’est par cette image que Dominique Le Mèner, président du conseil départemental, a salué la fin du déploiement du réseau public fibré en Sarthe, ce lundi 24 octobre 2022, à Auvers-le-Hamon, où la dernière « réception » a été assurée.
À partir du 1er novembre, les habitants de cette commune voisine de Sablé, pourront ainsi solliciter leur opérateur Internet pour brancher la fibre sur leur box. Ils seront ainsi les derniers à être « raccordables ». Six ans après le premier raccordement réalisé chez un viticulteur de Lhomme, dans le sud-est du département.
Entre-temps, environ 200 000 points raccordables ont été installés, dont près de 80 000 sont aujourd’hui raccordés. Cette toile d’araignée passe à 25 % sous terre, le reste en aérien, en réutilisant les infrastructures existantes. Un décompte qui ne comprend pas les trois zones où c’est Orange qui déploie lui-même : la ville de Sablé ainsi que treize communes sur les zones de Le Mans Métropole et de la communauté urbaine d’Alençon, au nord, où il revendique plus de 93 % de couverture.
Les plus petites communes d’abord
« On a commencé par les plus petites communes où le réseau ADSL était faible », a rembobiné Dominique Le Mèner. Il a affiché sa « grande fierté » d’avoir tenu le calendrier et d’être ainsi « le premier département des Pays de la Loire en développement haut-débit ». L’élu a, bien sûr, félicité l’ensemble des acteurs investis dans cette prouesse technique, soulignant que des emplois avaient été créés directement et indirectement.
C’est en effet un travail d’équipe entre Sarthe numérique, le syndicat mixte qui associe notamment toutes les communautés de communes, et Sartel THD. Cette société, filiale d’Axione Infrastructures (groupe Bouygues Construction), est le bras armé de l’opération. C’est à elle que le Département a délégué le chantier estimé à près de 400 millions d’euros sous la forme d’une concession : après l’avoir tissé, elle va exploiter ce réseau pour les trente prochaines années.
« C’est un équilibre à trois entre les acteurs publics, Sartel THD qui a participé au financement et les opérateurs privés qui payent pour utiliser le réseau », résume Nicolas Hecq, directeur technique de Sarthe numérique. En bout de ligne, c’est Monsieur et Madame Tout-le-Monde qui doivent en profiter.
« Cette avancée est systématiquement demandée par tous ceux qui s’installent sur notre territoire », a fait remarquer Daniel Chevalier, conseiller départemental et président de la communauté de communes du Pays sabolien. « Les notaires nous disent qu’une maison sans fibre n’a pas la même valeur », a ajouté Dominique Le Mèner.
Le président du Département se projette désormais sur la suite. « Une page se tourne mais le livre n’est pas fini avec toutes les applications possibles autour du numérique. Il y a de beaux projets à venir avec ce que permet ce réseau », a-t-il indiqué. « En n’oubliant pas les personnes encore peu habituées à la dématérialisation », a glissé Jean-Louis Lemaître, le maire d’Auvers-le-Hamon.