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Sarthe. Aidants familiaux : « J’ai arrêté ma carrière pour accompagner mon fils »... |
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Angélique Hervé et son fils Liam 4 ans. © Le Maine Libre
Habitant Coulans-sur-Gée, Angélique Hervé fait partie des aidants familiaux. Elle a cessé de travailler pour s’occuper de son fils Liam 4 ans, qui souffre d’insuffisance rénale. Elle témoigne sur leur quotidien.
En France, de nombreuses personnes assistent un proche dont la pathologie impose un maintien à domicile. A l’occasion de la journée nationale des aidants le 6 octobre 2021, Angélique Hervé habitant Coulans-sur-Gée, témoigne.
« Le Maine Libre » : Pouvez-vous nous parler de votre quotidien d’aidante familiale ?
Angélique Hervé : « Tout a commencé à la naissance de notre fils le 21 août 2017. Liam a vu le jour avec une insuffisance rénale terminale. C’est une maladie grave qui entraîne une détérioration irréversible de la capacité des reins à filtrer le sang. Quatre jours après sa naissance, Liam a été transféré au CHU de Nantes afin de mettre en place une dialyse péritonéale. Il s’agit d’un cathéter de dialyse, placé dans la cavité abdominale, de façon permanente afin de connecter Liam à une machine de dialyse. Notre vie est donc rythmée par les examens médicaux, dialyses, rendez-vous au CHU de Nantes… Le vendredi 15 janvier 2021 à 20 heures, le CHU de Nantes nous a contactés afin de réaliser une greffe rénale dès le lendemain à 8 heures. La disponibilité et la réactivité sont donc de rigueur. La transplantation rénale est plus efficace que la dialyse (qualité de vie, coût…). Cependant, elle nécessite de suivre un traitement immunosuppresseur à vie. Par ailleurs, la greffe rénale ne dure pas toute la vie du patient mais environ 15 ans ».
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Dans ce contexte, comment s’adapte le foyer familial ?
« Cette situation engendre un impact certain sur le déroulement de notre vie de famille. Avec mon mari, nous avons réfléchi à la meilleure façon d’accompagner notre fils dans ces moments pas toujours simples à appréhender. J’ai arrêté ma carrière professionnelle afin d’être auprès de Liam. Le rôle d’aidant familial est très méconnu mais il existe des organismes qui nous épaulent. Dans un premier temps, les assistantes sociales du centre hospitalier du Mans ont très bien assuré leur rôle en nous orientant vers les services les plus adaptés à notre situation. Par la suite, l’association Echo, un établissement de santé (activités de dialyse et de néphrologie), nous accompagne durant le parcours de soins de Liam. »
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Quel message souhaitez-vous faire passer en témoignant ?
« Je souhaite mettre en avant plusieurs points, notamment le rôle des aidants familiaux. Des structures sont là aussi pour nous accompagner et faire que nous ne restions pas isolés dans notre foyer. Je voudrais sensibiliser les personnes aux dons d’organes car ce geste permet de sauver des vies. Je tiens aussi à parler des maisons des parents, qui permettent aux parents vivant loin de l’hôpital de rester près de leurs enfants hospitalisés. »