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Sablé-sur-Sarthe. Sorti de redressement judiciaire, le lycée Val de Sarthe supprime huit postes... |
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Le lycée Val de Sarthe de Sablé accueille 370 élèves pour l’année scolaire 2021/2022. © Ouest-France
Placé en redressement judiciaire pendant 18 mois, entre 2020 et 2021, le lycée privé Val de Sarthe de Sablé poursuit un plan de restructuration pour ajuster sa masse salariale. C’est dans ce contexte que huit postes vont être supprimés en novembre.
« Il est important d’adapter la voilure aux effectifs », avait déclaré à Ouest-France au début du mois d’octobre Joël Landais, le président de l’association qui gère le lycée privé Val de Sarthe de Sablé, en évoquant les difficultés économiques de l’établissement. S’il est aujourd’hui sorti de la procédure de redressement judiciaire dans laquelle il est resté 18 mois après une cessation de paiements prononcée en décembre 2019, sa situation financière reste fragile. À tel point qu’une réduction des effectifs a été décidée, à travers un plan de restructuration.
« Il impose, de manière responsable, l’ajustement de la masse salariale par la suppression de huit postes », fait savoir la direction du lycée de Sablé-sur-Sarthe. « Sans ça, on fermait à la fin de l’année. C’est un mal nécessaire », commente Marc Le Guyader, le directeur. Arrivé en août dernier, il a hérité d’une situation pour le moins compliquée.
150 élèves de perdus en cinq sans
« En cinq ans, le nombre d’élèves est passé de 520 à 370 », détaille-t-il. Or l’établissement, régi par l’Association de gestion des écoles des sciences de la vie et relevant de l’Économie sociale et solidaire, a besoin des frais de scolarité pour vivre, même si la plupart de ses professeurs sont payés par l’État. « Quand les élèves ne sont pas là , les recettes baissent. Si notre finalité n’est pas de faire de l’argent, il faut tout de même équilibrer les comptes », résume Marc Le Guyader.
Les huit ruptures de contrat, sur un effectif total d’environ 100 personnes, concernent du personnel administratif, du personnel de vie scolaire et deux membres du corps enseignant qui n’étaient pas rémunérés par l’État. Elles prendront effet en novembre. « Mais seule une personne est vraiment en difficulté pour retrouver un emploi. Nous travaillons avec la direction de l’enseignement catholique de la Sarthe pour trouver une solution, assure le directeur. Les autres sont en reconversion ou ont des alternatives. Parmi les huit, on a même une rupture conventionnelle. »
« C’est très difficile. Mais quand vous avez 150 élèves en moins, des postes deviennent inutiles », ajoute Marc Le Guyader, qui se tourne vers l’avenir. Il veut dépasser ce contexte et relancer l’attractivité des filières de l’établissement : « Nous sommes réputés pour les formations dans le cheval mais il y a aussi les agricultures (bio, conventionnée, raisonnée…) et les services à la personne sur lesquelles il faut qu’on soit mieux identifiés. »