|
Sablé-sur-Sarthe. Quel bilan pour l’activité du centre des pompiers en 2021 ?... |
1
Le capitaine Julien Foulon dirige le centre de secours de Sablé-sur-Sarthe (Sarthe) depuis 2020. © Ouest-France
Quel bilan pour les pompiers en 2021 ? Le centre de secours de Sablé-sur-Sarthe (Sarthe), qui compte une soixantaine de pompiers volontaires et professionnels, a cumulé un peu plus de 1 300 interventions au cours de cette année.
Les pompiers de Sablé-sur-Sarthe ont organisé leur traditionnelle cérémonie de la Sainte-Barbe, le premier week-end de décembre. C’est traditionnellement l’occasion de remettre médailles et autres galons. C’est aussi le moment où un bilan de l’année est dressé. Le capitaine Julien Foulon, chef du centre de secours sabolien, a reçu Ouest-France pour un faire point sur les chiffres et l’actualité.
Un peu plus de 1 300 interventions
Au cours de l’année écoulée (ces chiffres ont été arrêtés au 20 décembre 2021), le centre de secours de Sablé-sur-Sarthe (Sarthe) a cumulé 1 371 interventions sur lesquelles 1 559 engins ont été engagés. « On ne peut pas comparer ce nombre d’interventions avec celui de 2020 au vu du contexte particulier de cette année-là. En revanche, si l’on regarde 2019, le nombre d’interventions est sensiblement le même », commente Julien Foulon, le capitaine qui dirige le centre depuis 2020.
77 % de secours à la personne
Ces 1 371 interventions se répartissent en quatre catégories : 77 % relèvent du secours à la personne, 9 % des accidents sur la voie publique, 7 % des incendies et 7 % d’opérations diverses lors de dégâts causés par la météo par exemple.
Si le chiffre sur les secours à la personne reste très élevé, il pourrait être amené à reculer sous l’effet de la convention tripartite signée entre les pompiers, le Samu et les transporteurs sanitaires privés pour mieux se coordonner dans le département. Elle doit permettre de « fiabiliser la réponse du Service départemental d’incendie et de secours (Sdis) sur notre cœur de métier : la protection des personnes, des biens et de l’environnement », souligne Julien Foulon.
Une soixantaine de sapeurs-pompiers
Le centre compte actuellement 62 sapeurs-pompiers : 52 hommes, dont 11 sont professionnels, ainsi que 10 femmes dont une est professionnelle et deux sont infirmières sapeurs-pompiers volontaires (ISPV). « Cela donne 81 % d’hommes pour 19 % de femmes. C’est un peu plus équilibré que la moyenne nationale où les femmes sont 16 % », signale le capitaine. Un effectif auquel il faut ajouter une secrétaire.
Le centre forme également quatre jeunes sapeurs-pompiers qui terminent le cursus de quatre ans. Il accueille aussi une petite dizaine de cadets de la Sécurité civile, élèves au collège Simone-Veil.
Bientôt du renfort…
Au 1er janvier 2022, le centre de Sablé sera renforcé par un sapeur-pompier professionnel supplémentaire, attribué par le Sdis et le Département de la Sarthe, qui ont ciblé un besoin. « Pour les gardes de 7 à 17 h, nous passerons ainsi de quatre sapeurs-pompiers à cinq », relève Julien Foulon. Un deuxième renfort est en outre attendu en 2023.
… et de nouveaux engins
« On a eu de la chance sur le matériel », glisse le capitaine. Le centre de Sablé va pouvoir compter sur plusieurs nouveaux engins, dont un Moyen élévateur aérien (MEA), le fameux véhicule avec la grande échelle. L’ancien sera affecté vers un autre centre. Les pompiers saboliens vont aussi hériter de « caissons multi-activités », sorte de conteneurs avec du matériel pour former localement les volontaires plutôt que d’aller au siège départemental de Coulaines.
Un centre test pour les tablettes numériques
Depuis mi-novembre et jusqu’à fin décembre, le centre sabolien expérimente un nouvel outil avec le centre Le Mans-Sud : des tablettes numériques avec une application pour transmettre le bilan de santé des victimes au Samu. « Avant, on notait ça sur document papier et on lisait nos notes par téléphone, rappelle Julien Foulon. Avec ces tablettes, c’est un gain de temps et c’est fiable. C’est comme un mail, on peut aussi envoyer des photos. Le pompier est vraiment les yeux du médecin régulateur. » Si tout va bien, ce dispositif devrait être étendu à l’ensemble des centres sarthois en 2022.