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Sablé-sur-Sarthe. La Ville se dote d’une « manageuse de commerce »... |
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Marion Lecomte, 33 ans, a été présentée dans la soirée du mercredi 8 septembre 2021 aux commerçants de Sablé-sur-Sarthe (Sarthe). © Ouest-France
Marion Lecomte, Sabolienne de 33 ans, vient de prendre ses fonctions de « manageuse de commerce ». Un nouveau poste créé par la municipalité de Sablé-sur-Sarthe (Sarthe) avec l’aide financière de l’État pour développer l’attractivité de la ville.
Elle a fait son baptême dans le salon des mariages. Marion Lecomte a été présentée en mairie, mercredi 8 septembre 2021 au soir, aux commerçants. Cette jeune trentenaire occupe depuis la rentrée la fonction de « manageuse de commerce ». Un nouveau poste créé par la Ville grâce au soutien financier de la Banque des territoires, dans le cadre du dispositif national « Action Cœur de ville ».
Elle aura pour objectif d’accroître l’attractivité de Sablé, en faisant le pont entre les acteurs publics et privés. C’est d’ailleurs du monde de l’entreprise qu’elle arrive. Plus particulièrement du chocolat. Diplômée en techniques de commercialisation et en marketing, elle était directrice marketing et communication pour les marques de l’entreprise Saveurs et Délices, comme Réauté Chocolat et la Chocolaterie Monbana. Avant le sucré, elle avait commencé dans l’électricité, chez Enedis, où elle a notamment été conseillère clientèle pour les grands comptes.
Des ateliers tous les deux mois
Marion Lecomte arrive aussi avec une certaine connaissance du territoire : elle vit depuis huit ans à Sablé, où elle a suivi sa scolarité jusqu’au lycée. « La crise sanitaire et le développement du télétravail ont montré l’importance du tissu de vie local. Et il y a un environnement favorable à Sablé, avec des infrastructures fortes comme la gare et l’autoroute », a-t-elle souligné face aux commerçants saboliens.
Elle leur a déroulé sa feuille de route où la ville est comparée à une marque qu’il faut développer et rendre visible. Sans surprise, elle veut rehausser la fréquentation et diminuer la vacance des locaux, dont un quart est inactif selon les chiffres communiqués par la Mairie.
Concrètement, Marion Lecomte va réunir tous les deux mois les commerçants volontaires pour des ateliers de « co-création ». Les élus y prendront part une fois par semestre. « Et au quotidien, je suis à l’écoute pour vous accompagner », a-t-elle promis. Son agenda commence déjà à se remplir. « Pour l’instant, j’en suis à l’étape du diagnostic », confie-t-elle.
« On l’attendait »
Son installation est vue d’un bon œil par les commerçants. « Je la connais comme cliente. C’est quelqu’un de solaire, dynamique et disponible. On va pouvoir lui partager nos retours d’expérience », apprécie Julie Brotier, la gérante du Carrefour de la place Raphaël-Élizé.
« On l’attendait, poursuit Nicolas de Laek, le libraire de la rue Carnot. C’est le rôle de la mairie d’avoir une vision globale. Elle a les clés en main pour faire bouger les choses, alors qu’on sort d’une période quasi-blanche. »
« Les commerçants font face à la pression de la périphérie. Ils ont dû affronter les travaux de la place Raphaël-Élizé, puis la pandémie… On ne pouvait pas se passer de ce poste dédié », abonde Eva Ratovondrahona, agente à la Mission économique de la communauté de communes.
« Des commerces heureux, c’est une ville heureuse », se réjouit de son côté le maire, Nicolas Leudière. Il a tenu à rappeler que la dynamisation de l’offre commerciale était un « engagement de campagne ».