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Sablé-sur-Sarthe. « La rue de l’Île, c’est une cata » : le maire face au chantier du centre-ville... |
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Nicolas Leudière, entouré par Stéphane Peltier mais aussi Benoît Legay et Philippe de Jocas, a répondu aux questions d’une quinzaine de Saboliens, présents à cette deuxième rencontre avec les habitants, samedi 4 juin, salle Raphaël-Élizé. © Ouest-France
Après le quartier Montreux, Nicolas Leudière, le maire de Sablé-sur-Sarthe, est allé à la rencontre des habitants du centre-ville, samedi 4 juin 2022. Un débat animé où l’élu n’a pas manqué d’être interpellé sur de multiples sujets, notamment la question des commerces. Voici ce que l’on peut retenir.
Comme il s’y était engagé, Nicolas Leudière, le maire de Sablé-sur-Sarthe (Sarthe), poursuit sa campagne de rencontres avec les habitants, freinée par la crise sanitaire dans les premiers mois de son mandat électif. Après le quartier de Montreux, début avril, il est allé écouter les habitants du centre-ville, samedi 4 juin 2022. Si la petite salle Raphaël-Élizé était clairsemée, les sujets évoqués ont été nombreux et ont soulevé des débats.
Commerces
Alors que plusieurs enseignes vont quitter la rue de l’Île dans les mois à venir, Nicolas Leudière a été interrogé sur ses intentions pour redynamiser cette artère commerciale historique. « Je ne vais pas vous le cacher, c’est une cata. Nous menons un plan de réflexion sur la place Dom-Guéranger, mais on a surtout un problème avec les propriétaires que l’on ne parvient pas à contacter. Cela fait quinze ans que ça dépérit. Je trouve aussi anormal que l’extension du Super U ait été accordée alors que nous sommes engagés dans le programme Action cœur de ville. Personnellement, je n’aurai jamais signé le permis de construire. »
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Une réponse qui a laissé l’assistance sceptique. « D’autres rues commerçantes dans des villes comme Vitré ou Mayenne ont connu cette situation il y a quelques années. Ce qui a redonné de l’attrait ce sont les franchises, mais c’est long », a plaidé l’édile.
Il s’est engagé à faire la chasse aux taudis. Il a évoqué « le permis de louer », qui permet depuis 2018 aux maires de contrôler les logements mis en location et d’imposer si besoin des travaux aux propriétaires. Une chasse rendue plus que nécessaire car il est lié au phénomène de la prolifération des pigeons. « Mais cela prend du temps. On a mis onze mois pour localiser le propriétaire de l’ancienne boulangerie dans la Grande-Rue », confiait Nicolas Leudière. Il s’est aussi exprimé sur l’ancienne maison de la presse, place Raphaël-Elizé. « Il y a des choses qui se précisent », a-t-il glissé sans en dire plus.
Voirie
Nicolas Leudière a évoqué les travaux de réfection de la rue Saint-Nicolas, dont une première tranche est prévue avant la fin de l’année. « Nous allons commencer par le bas de la rue pour ensuite remonter. » Du côté de la gare, la reprise des trottoirs est envisagée. « Une fois que l’espace de coworking porté par la communauté de communes sera réalisé (le permis de construire n’a pas été déposé NDLR) mais aussi la maison pluridisciplinaire de santé, nous pourrons refaire l’ensemble du quartier. Cela ne sert à rien de le faire avant. »
La place Raphaël-Elizé va faire l’objet de travaux de réfection en juillet 2022. « Cela va durer une semaine, prévient l’adjoint Benoit Legay. On va reprendre des pavés. » Pas moins de 10 000 voitures passent chaque jour par cet endroit. Le jardin public, situé rue Michel-Vielle, a lui besoin de travaux de sécurisation pour éviter d’éventuelles chutes de pierres ou encore d’arbres. Ils débuteront au deuxième semestre. Un budget de 191 000 € y sera consacré.
Plan de circulation
Benoît Legay a aussi laissé entendre que la municipalité réfléchissait à un nouveau plan de circulation, notamment pour limiter le passage des véhicules. Sans le déclarer distinctement, seulement à demi-mot, il a esquissé une tendance qui pourrait conduire à une circulation à sens unique. « Il faudra trouver un compromis », a assuré le conseiller municipal Philippe de Jocas. D’autres artères de la ville pourraient suivre la même voie.
Cuisine centrale
Depuis quelques semaines, Nicolas Leudière déjeune dans les cantines des écoles de la ville où le principe de self-service est progressivement déployé pour limiter les pertes alimentaires. « Un jour, je peux vous dire, je ne sais pas ce que j’ai mangé… a-t-il lâché à l’assistance. Nous sommes arrivés au terme du contrat, on va remettre les choses à plat mais on va se dire clairement les choses : c’est une question de cuisinier ! »
Déchets
Si la gestion des déchets et leurs collectes sont de la compétence de la communauté de communes, la municipalité va installer un container semi-enterré le 7 juillet rue Michel-Vielle. Elle va aussi mettre à disposition de la boulangerie La Huche à pains un local pour stocker les poubelles qui sont actuellement sur le trottoir de la Grande-Rue. La question des déchets laissés par les touristes qui louent des bateaux au port pose aussi souci. « On en retrouve partout, dénonce un habitant. On ne leur explique sûrement pas où les déposer ! »