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Sablé-sur-Sarthe. L’école de karaté propose des cours de self-défense à 1 € symbolique... |
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L’initiation au self-défense, proposée par Watekan Sablé, dimanche 20 novembre, a rencontré un vrai succès. © Ouest-France
En amont de la journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes, Watekan, l’école de karaté de Sablé-sur-Sarthe, offre la possibilité d’essayer ses cours de self-défense du 21 au 26 novembre 2022 pour un euro seulement, au gymnase Henri-Bonnet.
Si la Journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes aura lieu le vendredi 25 novembre 2022, Watekan, l’école de karaté de Sablé-sur-Sarthe, fondée en 1984 sous l’impulsion de Daniel Chevalier, avec l’appui d’un dispositif élaboré par le club Samouraï 2000 et le conseil départemental de la Sarthe, proposait une initiation de self-défense à l’espace Henri-Bonnet, dimanche 20 novembre.
Dans un contexte d’une société où la violence se banalise, le self-défense attire de plus en plus d’adeptes. Chaque semaine, Daniel Chevalier accueille une trentaine de participants aux cours qu’il dispense. Et à voir le monde qu’il y avait sur les tapis de l’espace Henri-Bonnet, dimanche, il y a un véritable intérêt pour cette discipline. « Il y a à la fois une demande et une appréhension, confirme Daniel Chevalier, professeur diplômé de karaté. On accueille des gens qui n’ont jamais fait de sport, de plus en plus de femmes franchissent le pas. Elles n’ont qu’une envie : c’est de se sentir libre dans leurs déplacements, ne pas être importunées. »
La sous-préfète, élève attentive
Dans la salle sabolienne, sous la conduite d’Emmanuel Coudreuse, instructeur self-défense, et de Leïla Heurtault, triple championne du monde de karaté, les élèves d’un jour sont attentifs, à l’écoute des conseils. Il y a même Véronique Ortet, la sous-préfète, venue de La Flèche.
« Daniel Chevalier m’a proposé de venir très simplement. Nous sommes dans une semaine importante et il est important de soutenir ce type d’opérations car les violences faites aux femmes sont un vrai problème dans notre société. Je ne suis pas très sportive mais j’apprécie qu’au-delà de l’aspect physique, il soit question de prévention, du rôle de la confiance en soi. Bien souvent, c’est cette peur que repèrent les prédateurs. »

Véronique Ortet, la sous-préfète de l’arrondissement, a assisté et participé au cours donné par Leïla Heurtault et Emmanuel Coudreuse. Ouest-France
L’instructeur présente différents exercices, prodigue des conseils comme lors d’une fuite, d’éviter de courir tout droit. « Faites comme les enfants qui jouent au chat, suggère l’éducateur. Quand vous avez la possibilité de faire tomber des chaises, fermer une porte, n’hésitez surtout pas. Cela peut ralentir votre agresseur. »
Démonstration à l’appui, les participants comprennent vite les conseils donnés. « Les armes sont aussi dans les attitudes, relève Daniel Chevalier. Être plus sûr de soi, c’est déjà un avantage. Après, il existe quelques armes à utiliser légalement pour se défendre sans pour autant être un spécialiste des arts martiaux. »
« Des réflexes à avoir en tête »
Entre deux exercices, Leïla Heurtault reconnaît que la demande des femmes est de plus en plus forte. « On donne quelques pistes pour se défendre sur des choses simples. Sur une tentative d’étranglement, par exemple, il n’y a pas besoin d’être super fort pour sortir d’une telle situation. Ce sont des réflexes à avoir en tête. »
Pour aller plus loin, pour permettre à un maximum de femmes, à partir de 14 ans, de découvrir le self-défense, le Watekan Sablé propose d’essayer ses cours pour un euro durant toute la semaine. Une autre façon de faire franchir le pas à ceux qui n’oseraient pas.
Contact : watekan.sable@gmail.com