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Sablé-sur-Sarthe. « Il n’y a plus que deux implantations retenues pour la maison de santé »... |
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Le site de l’ancienne école Gambetta est l’un des deux retenus. © Archives Ouest-France
À l’issue d’une concertation entre élus et professionnels de santé, à la lumière d’une nouvelle étude réalisée par Novascopia, les acteurs du dossier de la maison de santé pluridisciplinaire du Pays sabolien (Sarthe) se sont mis d’accord sur un choix à effectuer entre deux hypothèses.
Sur le sujet de la maison de santé pluridisciplinaire du Pays sabolien (Sarthe), l’été aura eu une vertu. Celle d’apaiser les débats après un début de saison agrémenté d’une pétition en faveur du site Gambetta qui avait obtenu plus de 5 000 signatures.
Lundi 27 septembre 2021, élus et professionnels de santé mais aussi Stephan Domingo, le directeur de l’Agence régionale de santé (ARS), s’étaient donné rendez-vous à la mairie de Sablé pour échanger sur les conclusions apportées par le cabinet Novascopia, à qui, en juin dernier, il avait été confié une nouvelle étude tenant compte du site Gambetta. « Cette réunion a été constructive », lâchait d’emblée Nicolas Leudière, le maire de Sablé. « Il y avait besoin d’échanges », pointait Daniel Chevalier, le président de la communauté de communes du Pays sabolien. Dans sa valise, Novascopia avait apporté quatre projets (comme il en avait été fait état dans notre édition du mercredi 22 septembre).
Deux implantations distinctes sur le site Gambetta et deux sur celui de la gare. Pour ce qui concerne Gambetta, les projets présentés sont assez similaires, tout en sachant qu’ils doivent tenir compte de contraintes nouvelles. Pour la gare, il y a le projet initial en bordure des voies ferrées et un autre, fraîchement dévoilé dans la dernière étude, situé entre la rue des Courbes et la rue Besnier, sur l’emplacement actuel d’un parking, tout proche de la future Virgule, cet espace de coworking envisagé par le Pays sabolien. Un accès pourrait se faire par le Nord mais aussi par le Sud et offre une perspective de pouvoir bâtir 1600 m², avec une accessibilité intéressante. « C’est un terrain qui appartient à la Ville de Sablé qui serait cédé à la communauté de commune », avertit Nicolas Leudière.
Le choix rendu public le 26 octobre
Au sortir de la réunion entre les différents acteurs, il a été acté que deux propositions de Novascopia sur les quatre présentées étaient retenues. « Je ne vous dirai pas lesquels, a glissé le président de la communauté de communes, pour la simple et bonne raison que chacun doit en discuter. Lors de notre réunion, nous nous sommes départagés en deux groupes. »
S’il y a eu consensus sur deux propositions, il s’avère que si des idées se recoupent, d’autres divergent. « Nous sommes toujours en période de travail. On se retrouvera dans deux semaines pour échanger mais aussi faire une visite sur site afin de juger de l’environnement, de la visibilité… Ensuite, il sera procédé à un choix qui sera présenté à la population le 26 octobre. Nous avons un mois pour décider quelque chose qui aura un impact très important sur notre territoire. »
Les questions d’ordre budgétaire ne devraient pas être sans résonance sur la décision. « Il faut rester raisonnable », assure Daniel Chevalier. Au travers des mots du président du Pays sabolien et de ceux de Nicolas Leudière, même si rien n’a transpiré, il apparaît que la dernière proposition de Novascopia concernant le site proche de la gare, jouxtant le parking sud, a de sérieux arguments à faire valoir. Ce n’est qu’une tendance. Réponse le 26 octobre.
L’ancienne école Gambetta ne peut être rasée. Dans le courant du mois de septembre 021, Nicolas Leudière, le maire de Sablé, a reçu un courriel de l’Unité départementale de l’architecture et du patrimoine (UDAP) l’informant que l’ancienne école Gambetta ne pouvait être l’objet de démolition tout comme l’annexe attenante (dans le projet de l’ex-municipalité, il était prévu de raser l’ancienne école). Ces bâtiments, disposant d’un caractère historique et patrimonial, doivent être préservés. Une information qui remet fortement en cause l’implantation de la Maison de santé sur le site Gambetta. « Si elle était réalisée là , elle ne pourrait venir que se greffer à l’existant », reconnaît Daniel Chevalier. Avec toutes les contraintes qui vont avec lorsque l’on envisage de rénover un bâtiment classé…