|
Sablé-sur-Sarthe. Chez LDC, une cérémonie de vœux 2023 sur fond de passation de pouvoir... |
2
La salle Georges-Mention était pleine pour la cérémonie des vœux de LDC Sablé vendredi 6 janvier 2023. © Ouest-France
Après trois ans d’absence pour cause de crise sanitaire, la cérémonie des vœux du groupe LDC à Sablé-sur-Sarthe a retrouvé sa place dans le calendrier. Plus de 1 500 personnes étaient présentes à la salle Georges-Mention, vendredi 6 janvier 2023, pour assister à ce rendez-vous. Le dernier de Denis Lambert à la tête de l’entreprise.
Vendredi 6 janvier 2023, sur le coup de 19 h, malheur à celui qui voulait se garer aux abords de la salle Georges-Mention à Sablé-sur-Sarthe. Devant la salle Madeleine-Marie, une foule de salariés du groupe LDC attendait sagement, avec son invitation, pour récupérer un bracelet de couleur et assister à la cérémonie des vœux de LDC Sablé.
Cela faisait trois ans que cet événement n’avait pas eu lieu. C’est peu de dire qu’il était attendu. Pour le plus gros employeur de la ville, c’est un moment solennel. Un peu plus encore car cette cérémonie était l’occasion de marquer la passation de pouvoir entre Denis Lambert et Philippe Gelin, qui dirige les destinées de l’entreprise depuis le 31 mai 2022.
Et le changement, c’était maintenant à LDC, qui a saisi l’opportunité de ce changement de têtes pour le mode de présentation de ses vœux, en se regroupant dans une seule et même salle et en délestant la partie dînatoire dans la salle Madeleine-Marie. Une organisation au cordeau avec Dylan Chevalier, à la baguette, en l’absence de Pierre Van den Bossche, malade.
« À Noël, on a tout vendu »
Une cérémonie où les retraités ont été honorés. Pas les médaillés du travail. « Nous l’avons fait en amont à Parcé-sur-Sarthe, glissait Christophe Pajot, le directeur de LDC Sablé. Ils étaient 147, ce n’aurait pas été possible de le faire en même temps que les vœux. »

Christophe Pajot (ici en compagnie de Dylan Chevalier), le directeur du site LDC Sablé, a répondu aux interrogations des salariés notamment sur la question du chômage partiel qui pourrait être d’actualité au premier semestre 2023. Ouest-France
Une cérémonie où Christophe Pajot a dressé le bilan de l’année 2022. Après la crise sanitaire, les charges en constante augmentation, l’influenza aviaire : le groupe LDC a essuyé quelques tempêtes. « L’année 2022 a pris des allures de machine à laver. Nous avons dû faire face à un surcoût de dépense de 180 M€, détaillait Christophe Pajot, mais grâce aux hausses de prix (8 au total dans l’année), nous avons pu les compenser. Et à Noël, on a tout vendu en enregistrant une baisse de 8 % des volailles et une hausse de 35 % des préparations. »
« On veut éviter le chômage partiel »
Pour l’année 2022, LDC Sablé a été en mesure de tenir son plan d’investissement de 32 M€. « On a su poser nos fondamentaux, rappelait Christophe Pajot. En 2023, il va falloir aller chercher une hausse de prix supplémentaire. »
Lire aussi : Sarthe. Pour LDC, leader européen de la volaille, la valeur croît, le volume baisse
Le directeur du site sabolien n’a pas fait mystère que les conséquences de l’influenza aviaire allaient peser sur le premier semestre 2023, même si l’agilité industrielle du groupe, au jeu des transferts de volailles, a permis de limiter les déficits d’activités en 2022.
« Nous avons conclu un accord concernant l’activité partielle de longue durée au mois de décembre 2022, a tenu à préciser Christophe pajot pour désamorcer des rumeurs qui circulaient. Il permet aux salariés, si on active cet accord, de lui garantir un salaire. On veut éviter le chômage partiel. On va faire appel à moins d’intérimaires, on va accélérer sur la formation et dégonfler les réserves d’heures supplémentaires. L’idée est de sécuriser nos salariés. On pense qu’à la fin du premier semestre, cela ira mieux. »
Le poulet, source de confiance
Puis Christophe Pajot a laissé la place à Philippe Gelin, le patron du groupe. Denis Lambert est juste venu glisser un petit mot. « Ce n’était pas prévu », expliquait-il a posteriori. Le nouveau boss a dressé des perspectives, insistant sur l’image de marque, sur des hausses de charges attendues en 2023 qui pourraient être plus difficiles à digérer. « Cela passe aussi par des gestes simples, la lumière, les portes des frigos. Ces petites choses que nous a rappelé le gouvernement pour nos maisons doivent s’appliquer aussi à l’entreprise, a pointé Philippe Gelin. Nous restons confiants car, les chiffres le montrent, le poulet reste la viande la plus accessible en termes de prix sur le marché aujourd’hui. »