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Parigné-le-Pôlin. Étienne Chaubernard transmet sa passion du breakdance aux jeunes... |
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Étienne Chaubernard, 25 ans, a fait de sa passion du breakdance son métier. Ici à l’entrée de la salle polyvalente, où ont lieu les cours pour les enfants. © Ouest-France
Étienne Chaubernard a découvert le hip-hop à l’adolescence. Aujourd’hui âgé de 25 ans, il aime transmettre sa passion du breakdance aux jeunes lors de cours qu’il donne à Parigné-le-Pôlin (Sarthe).
Durant son enfance, Étienne Chaubernard aimait regarder les films axés sur la danse. En 2009, son père l’emmène assister à un visuel en présentiel pour la toute première fois au festival Hip-hop Arena du Mans. C’est pour lui un vrai coup de cœur. Il a alors 13 ans. « J’ai adoré la musique, l’ambiance, les mouvements, se souvient celui qui est aujourd’hui âgé de 25 ans. C’est tout un ensemble qui m’a touché et aussi la compétition dans le battle. » L’année d’après, il s’inscrivait à la MJC (Maison des jeunes et de la culture) des Ronceray, devenu L’Alambik.
« J’ai commencé à danser avec Jérémy Barege, au collectif Legiteam Obstruxion. J’avais 14 ans. » C’est avec persévérance que ce passionné de breakdance progresse et continue d’apprendre. « S’entraîner avec le collectif, c’est ton école, tes origines, là d’où tu viens et même si tu quittes la région, tu fais toujours partie du groupe. Le collectif compte actuellement une bonne vingtaine de membres. »
Transmettre sa passion aux jeunes
Le breakdance est un style de danse caractérisé par son aspect acrobatique et ses figures au sol. « Il fait partie de la culture. Dans les danses hip-hop, le terme le plus approprié est breaking, mais le plus connu est breakdance. » Ce style de danse s’accompagne d’une pointe de rivalité qui motive les danseurs. « Les battles se jouent en équipe ou en solo, c’est une autre dimension. Il faut allier créativité et sport, tout en souplesse. C’est génial ! »
Le danseur vit désormais de sa passion. Il est autoentrepreneur et transmet aux plus jeunes. Depuis le 4 octobre, il enseigne le breakdance aux jeunes de Parigné-le-Pôlin (Sarthe). Ils étaient 22, de 7 à 11 ans, lors de la séance d’essai et 19 sont revenus. Un succès. « J’ai l’habitude de travailler avec des groupes de sept à quinze jeunes. Cela fait plaisir de voir autant de monde pour une première. » En effet, cette discipline est nouvelle dans le secteur et les enfants adorent !
Étienne débute son cours avec l’échauffement de rigueur, avant d’aborder le travail technique. « C’est avant tout une discipline physique et l’échauffement corporel est important, de même qu’être bien chaussé. »
Le jeune professeur n’aura de cesse de mettre ses élèves à l’aise. Il explique, corrige, toujours dans la confiance. Les jeunes apprentis prennent conscience de la précision des mouvements et des enchaînements. À la fin du cours, l’un des participants lui demande une petite démonstration et c’est sous les applaudissements que se termine la séance.