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Négociation pour les salaires chez LDC à Sablé-sur-Sarthe et Loué : pourquoi Sud n’a pas signé... |
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Bérangère Meunier, Mickaël Ménard, Mathieu Joubert et Sylvie Isambert, du syndicat Sud Industrie, devant le siège du groupe volailler LDC, mardi 1er avril 2025, à Sablé-sur-Sarthe. © Ouest-France
Le syndicat Sud Industrie s’est désolidarisé de l’accord, signé en mars 2025, par les syndicats majoritaires avec la direction dans le cadre de la négociation annuelle obligatoire sur les salaires chez le volailler sarthois LDC Terravenir, à Sablé-sur-Sarthe et Loué. Il explique sa position.
La signature a eu lieu le 20 mars 2025. Après des semaines de blocage, la négociation annuelle obligatoire pour la revalorisation des employés des sites de Sablé-sur-Sarthe et Loué du pôle LDC Terravenir a enfin débouché sur un accord entre la direction et les syndicats. Enfin une majorité des syndicats, puisque Sud Industrie n’avait finalement pas suivi. Une dizaine de jours plus tard, il a tenu à s’en expliquer face à la presse.
« Beaucoup de salariés regrettent cette signature »
« On s’était mis d’accord sur une augmentation générale d’au moins 2,2 % », rappelle Mickaël Ménard, délégué syndical central. Le compromis accepté prévoit 2 % d’augmentation générale, ainsi que 0,3 % pour la prime de transport et 0,2 % pour la prime « panier-repas » ou les titres-restaurants.
« Les primes de transport et panier concernent largement plus de salariés que les primes de tutorat et de médailles du travail qui figuraient dans la proposition de la direction. C’est bien plus juste comme ça. Chacun a pris ses responsabilités et a fait un effort », avait justifié Laurence Diogène, déléguée syndicale centrale FO.
« En cas de congés ou d’arrêt maladies, les employés n’ont pas la prime de transport et le prime panier », pointe, lui, Mickaël Ménard. Il faut rappeler que son syndicat est troisième en termes de représentativité, derrière FO et la CFDT, tous deux majoritaires. « Beaucoup de salariés regrettent cette signature », assure-t-il néanmoins.
Sud Industrie ne prévoit pas d’action pour autant. L’organisation attend de voir les primes d’intéressement et de participation, mi-avril, en redoutant une baisse.