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« On veut 2,2 % d’augmentation » : chez LDC Terravenir, la négociation annuelle obligatoire coince... |
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Des représentants de CFDT, FO et Sud Industrie étaient réunis devant le siège du groupe LDC, ce mardi 4 mars 225, à Sablé-sur-Sarthe. © Ouest-France
Alors qu’un accord devait être signé le 28 février 2025, syndicats et direction du site LDC Terravenir à Sablé-sur-Sarthe se sont donnés jusqu’au 7 mars 2025 pour trouver un terrain d’entente. Les points de vue divergent sur le pourcentage de l’augmentation des salaires.
« Nous souhaitons 2,2 % d’augmentation, pas en dessous. » À l’entrée de LDC Terravenir, à Sablé-sur-Sarthe, mardi 4 mars 2025, les syndicats Force Ouvrière, CFDT et Sud Industrie ont fait le point sur la négociation annuelle obligatoire (NAO) de l’entité sabolienne du volailler.
« Même le syndicat CGC n’a rien signé, assure Laurence Diogène, déléguée syndicale centrale FO. La direction propose 2 % plus 0,1 % sur la prime de tutorat, 0,1 % pour les médaillés du travail. La prime de tutorat concerne seulement 300 personnes sur 3 000 et les médailles de travail, c’est ponctuel. Au final, la direction propose l’équivalent de 2,03 %. Nous voulons 2,2 %, plus la prime de transport et une prime pour les médaillés. »
Un tract de la direction
La direction a fait circuler un tract pour informer que l’augmentation ne serait que de 1,2 % en l’absence d’accord. « C’est du chantage, lancent Laurence Diogène et son camarade de la CFDT Martial Dumas. On en a ras le bol des méthodes de la direction. On demande le minimum alors que le Smic a été revalorisé de 2 % en novembre 2024. »
Arnould de Ravinel, le DRH, évoque deux réunions « sereines et constructives ». Après une proposition initiale d’augmentation à 1,2 %, « nous avons proposé un budget global de 2,5 % pour l’ensemble des collèges, soit une augmentation générale de 2 % et 0,5 % au titre de la prime de tutorat et de transport, qui atteint le plafond de l’Urssaf (300 €), et des médaillés. »
Il souhaite un accord. « Sans cela, oui nous reviendrons à 1,2 %, prévient-il. Ce n’est pas du chantage mais le fait d’une négociation normale. On a toujours précisé que la NAO était conditionnée à une signature. Nous ne sommes pas loin d’un accord. Nous avons donné un temps de réflexion supplémentaire. » Dernière échéance ce vendredi 7 mars.