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Municipales 2026 au Mans. La non-censure s’invite dans le débat local et fragilise l’union à gauche... |
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Marietta Karamanli, au soir du deuxième tour des élections législatives en Sarthe en juillet 2024. © Vincent Michel / Ouest-France
Quand la politique nationale rattrape la politique locale. Ce vendredi 17 octobre 2025, dans un communiqué, La France insoumise s’agace du non-soutien des députés socialistes à leur motion de censure déposée pour faire tomber le gouvernement Lecornu. Dans leur viseur notamment, la députée Marietta Karamanli, pressentie comme tête de liste d’une union de partis de gauche face au maire sortant Stéphane Le Foll (PS), aux élections municipales de mars 2026.
Les élections municipales de mars 2026 approchent à grands pas. Et si Stéphane Le Foll, le maire sortant (PS), n’a pas encore officiellement fait part de sa décision , les oppositions de gauche s’organisent pour présenter un ou une candidate unique.
En l’occurrence, la tête de liste qui semblait jusqu’à présent se dessiner était la députée sarthoise Marietta Karamanli (Socialistes et apparentés). Également cheffe de file du groupe d’opposition CES au conseil municipal. Mais les remous de la politique nationale pourraient mettre du plomb dans l’aile à l’union locale.
Dans un communiqué, transmis ce vendredi 17 octobre 2025, la section mancelle de La France insoumise (LFI) tape du poing sur la table. Le Premier ministre « Sébastien Lecornu a pu maintenir son gouvernement grâce à une large partie des députés socialistes et apparentés », regrette LFI, en écho à la motion de censure déposée par le parti mais qui n’a pas abouti faute de voix suffisantes.
« Cela apporte de la clarté au débat local » met en garde LFI
« Localement, Marietta Karamanli a préféré se ranger à la consigne d’un parti qui l’a exclue plutôt que du côté de l’union qui l’a élue. Nous le regrettons. Comme nous déplorons de la voir partager la ligne politique de Stéphane Le Foll, qu’elle souhaite affronter dans quelques mois », s’agace LFI. Pour les Insoumis manceaux, cela « apporte de la clarté au débat local » et marque « une rupture nette et unilatérale avec le Nouveau front populaire », une étiquette sous laquelle la députée de la 2e circonscription avait pourtant été réélue en juillet 2024.
Quid d’une union à nouveau espérée pour briguer la mairie du Mans en mars prochain ? Elle « doit se faire dans la cohérence et sur la base du programme de rupture défendu par les forces politiques restées unies au sein du parlement », met en garde LFI. Qui entend « décliner les ambitions du programme du NFP à l’échelle locale en s’appuyant sur tous les volontaires ».