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Municipales 2026 à Sablé-sur-Sarthe : « Exclu », Rémi Mareau ne se présentera pas sur la liste du collectif de gauche... |
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Rémi Mareau, ici lors d’un conseil municipal en 2022, à Sablé-sur-Sarthe. © Archives Ouest-France
Seul élu issu d’une liste de gauche au conseil municipal actuel de Sablé-sur-Sarthe, Rémi Mareau n’a pas trouvé de terrain d’entente avec la liste du collectif Un avenir à gauche en Pays sabolien en vue des élections municipales de mars 2026. « Le collectif a décidé de m’exclure », annonce-t-il. À trois mois du scrutin, le divorce est acté.
Cela ne fait désormais plus de doute : Rémi Mareau ne figurera pas sur la liste du collectif Un avenir à gauche en Pays sabolien en vue des élections municipales de mars 2026 à Sablé-sur-Sarthe. L’unique élu de gauche au sein du conseil municipal actuel a « clarifié la situation » dans un communiqué de presse transmis en fin de journée, samedi 20 décembre 2025.
« J’ai, depuis le printemps 2025, arrêté tout travail pour constituer une liste pour laisser la priorité à ce collectif. C’était mon engagement. Malgré les efforts que j’ai faits pour collaborer, le collectif a décidé de m’exclure, avance-t-il. Ils invoquent un manque de « confiance », alors même que je les ai rejoints et que j’ai participé à des réunions, mais qu’ils ont continué à considérer que je n’étais toujours « qu’à la porte ». »
« Il avait toujours un pied dedans, un pied dehors »
Depuis la création de ce collectif, sa participation avait suscité des interrogations. Rémi Mareau, élu depuis 2014, désirait se représenter mais n’apparaissait pas dans la communication du groupe. « Il y a deux trains qui vont au même endroit mais sur deux rails différents. Il n’est pas impossible qu’ils se rejoignent à un moment », commentait-il à l’époque.
Il avait ensuite participé à la première réunion publique du collectif, en mai. Sans pour autant que les relations ne se réchauffent au vu de la discussion assez froide qu’il avait eue avec les animateurs de l’assemblée. Il se disait alors « observateur », semblant attendre un appel du pied.
À la rentrée, il s’était présenté à la primaire interne du collectif pour élire sa tête de liste. Il avait échoué face à Fabrice Brivain, choisi par une écrasante majorité. « Il fait encore partie du collectif. La porte est ouverte et l’a toujours été. Mais il n’est pas représentatif », avait déclaré à son propos la tête de liste, lors de sa déclaration de candidature à la presse.
Joint par Ouest-France à la suite de la sortie de Rémi Mareau, Fabrice Brivain ne « veut pas entrer dans des polémiques politiciennes ». Il retient surtout que l’intéressé s’est enfin positionné. « Il y avait une ambiguïté qu’il n’avait jamais levée jusqu’ici sur sa mise au service de notre collectif. Il avait toujours un pied dedans, un pied dehors », commente-t-il.
« Je continue mes actions selon mes idéaux »
« Nous constatons qu’il a plutôt travaillé seul depuis qu’il est élu. Avec nous, son investissement a été plus que discret de l’avis général. Le manque de confiance qu’il évoque était réciproque. Il y avait des incompatibilités qui ne pouvaient pas nous permettre de travailler ensemble », tranche Fabrice Brivain.
À la tête de la liste baptisée Un avenir pour Sablé, il veut désormais « passer à autre chose » et se concentrer sur la préparation des élections. « Nous prenons le temps d’affiner notre liste et notre programme », déclare-t-il. Sans Rémi Mareau donc. Quel sera l’avenir politique pour lui ?
Il le décrit de manière assez énigmatique dans son communiqué : « Je reprends ma liberté et je continue mes actions selon mes idéaux et les règles officielles, pour tous ceux qui souhaitent réellement un rassemblement dans le respect des diversités et le bien-être des habitants. Mon soutien n’ira pas aux porteurs de clivage et de division, à ceux qui manœuvrent dans l’ombre. »