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Mamers. Plus de cinq cents visiteurs à l’ancien couvent passioniste... |
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L’ancien couvent passioniste de Mamers. © Le Maine Libre
Pour les Journées européennes du patrimoine, les 20 et 21 septembre, l’ancien couvent des passionistes a ouvert ses portes au public. Michel Desjouis, propriétaire, a accueilli 540 visiteurs venus découvrir l’avancée des rénovations et le potentiel de ce lieu, mis en valeur par une exposition d’une quarantaine d’œuvres d’Alain Juteau. Ce lieu unique, le seul couvent passioniste de France, témoigne d’une histoire singulière. La structure principale, construite avant 1700, a été entièrement réalisée avec des pierres de Villaines-la-Carelle.  La carrière, exploitée depuis le IXe? siècle, possède 19 km de galeriesÂ
, souligne Michel Desjouis.
En 1872, mère Marie-Thérèse Marguerite, revenue du monastère passionniste de Corneto (Italie), fonde le couvent après y avoir consacré l’héritage de ses parents. L’ensemble, situé sur plus d’un hectare en plein cœur de ville, abritait jusqu’en 1900 une communauté de religieuses cloîtrées, qui a dû temporairement se réfugier en Belgique en 1903 pour échapper aux lois sur les congrégations. Durant la Première Guerre mondiale, le couvent est réquisitionné comme hôpital complémentaire, avant de retrouver sa vie contemplative.
Avec plus de 2 000 m² à rénover et 70 cellules, l’ancien couvent offre de nombreuses possibilités.  Le rez-de-chaussée du bâtiment principal est restauré, la démolition terminée et les murs conservés selon les directives des Bâtiments de France. Je recherche des partenaires pour concrétiser ce projet à mûrir : restaurant, maison de repos ou centre culturel. À Alençon, un projet de casino n’a pas vu le jour faute d’autorisation. Certains doutent de ma volonté, mais je veux montrer que ce lieu mérite d’être préservé et animéÂ
, raconte le propriétaire.
Pour illustrer cette ambition, la chapelle a tenu pendant le week-end l’exposition de Juteau, « Voyage autour de la Terre et mémoire des ancêtres », plongeant les visiteurs dans l’ambiance du lieu, où l’acoustique de l’édifice a transformé la musique en expérience unique.