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Malgré les inquiétudes d’un riverain, Paprec autorisé à traiter davantage de déchets sur son site de recyclage sarthois... |
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Une vue du site d’enfouissement de déchets de Montmirail, dans la Sarthe. © Paprec
Le groupe Paprec, propriétaire à Montmirail (Sarthe) d’un site de recyclage de déchets non dangereux, pourra recevoir des matériaux venus d’autres départements de la région. En rejetant la requête d’un riverain, le tribunal administratif ne s’est toutefois pas prononcé sur le projet d’agrandissement du site.
Un nouveau pôle de recyclage et de production d’énergies : à Montmirail, l’entreprise Paprec a amplement communiqué sur le projet d’extension du site au lieu-dit Les Vaugarniers. Le dossier, évalué à plusieurs dizaines de millions d’euros, a suscité de nombreuses remarques et inquiétudes au terme d’une dernière enquête publique menée en mai et juin 2025.
90 000 tonnes de déchets stockées chaque année
À Montmirail, le projet Terra 72 comprend un agrandissement de vingt hectares pour l’installation de nouvelles unités de valorisation des déchets au service des collectivités et des entreprises. 90 000 tonnes de déchets non dangereux sont actuellement stockées chaque année, ainsi que 6 000 tonnes de déchets amiantés. L’ambition n’est pas sans lien avec la réglementation, qui prévoit d’augmenter la valorisation des déchets pour en réduire les quantités enfouies.
La loi oblige désormais les collectivités à proposer une solution de tri et de collecte des biodéchets aux ménages. Le groupe Paprec, qui compte près de 50 000 clients industriels et 6 000 clients collectivités, envisage la pose d’un méthaniseur, de panneaux photovoltaïques, d’une plateforme de recyclage des terres et matériaux de chantiers, d’une chaîne de combustibles solides de récupération.
Ces combustibles (certains plastiques, petits morceaux de bois et de papier non recyclables) sont présentés comme des alternatives aux énergies fossiles (pétrole, gaz naturel et charbon) utilisées dans l’industrie.
Non à la requête d’un riverain
Terra 72, classée comme ISDND (installations de stockage de déchets non dangereux), a reçu en 2022 l’approbation des élus de la communauté de communes, conscients néanmoins des diverses observations formulées par des riverains opposés à cette extension.
Cette même année, l’un d’eux, membre du collectif Montmirail-Sarthe, a saisi le tribunal administratif, sollicitant l’annulation de l’arrêté préfectoral relative à la modification de la zone de chalandise. Le document évoquait en effet l’apport de déchets émanant des départements de Loire-Atlantique et de Vendée. Le tribunal précise que l’objet de l’arrêté attaqué est cependant bien distinct en ce qu’il vise uniquement à modifier l’origine géographique des déchets admis au sein de l’ISDND de Montmirail
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Le projet d’extension n’est pas concerné dans les conclusions du tribunal qui, à l’issue du délibéré du 4 décembre 2025, rejette la requête.