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Lombron. Chaud, les marrons !... |
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Eric et Jean-Claude, les « as » du marron chaud. © Le Maine Libre
On repérait le stand à l’odeur et au crépitement caractéristique : celui des marrons qui grillent sur le feu avant d’être servis aux passants, pour quelques euros sortis de la poche. Sur le marché de Noël à Lombron, Eric et Jean-Claude étaient à la manÅ“uvre : l’un attisait le feu, tandis que l’autre préparait un cornet de papier, en l’ouvrant délicatement afin de le remplir ensuite de marrons, pour le plaisir manifeste des gourmands. Exécuter convenablement cette tâche est plus délicate qu’il n’y paraît de prime abord : il faut en mettre suffisamment pour que le chaland reparte satisfait, sans oublier aussi que l’opération doit être rentable. Le stock de marrons a été acheté au supermarché voisin, mais  ils viennent d’Ardèche et sont bons cette annéeÂ
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Un encas de travailleur
Pour ceux qui l’ignoreraient encore, ce sont en fait des châtaignes qui se récoltent traditionnellement au début de l’hiver, dans les zones boisées où on les ramasse au sol à pleines mains. Les marrons font partie depuis des décennies de ses encas chauds à emporter de cette manière : comme le maïs grillé, les cornets de frites, les chichis sucrés… Des plats qui étaient, avant, ceux des travailleurs du dehors qui pouvaient ainsi se réchauffer rapidement avant de retourner sur leur chantier.