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Lombron. Benoît, le maître sarthois du safran... |
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Benoît Jardin cultive et fait sécher lui-même son safran. © Le Maine Libre
Son stand attirait immédiatement l’œil le 10 décembre dernier au marché de Noël de Lombron, nourri de coffrets tous plus attirants les uns que les autres, avec pour fil rouge le safran. L’or rouge comme on le nomme aussi, vu ses prix : 30 à 45 €… le gramme !
 C’est la première fois que je viens au marché de Noël de Lombron
, explique Benoît Jardin, mais je fais régulièrement le marché du vendredi soir ici, pour sa bonne dynamique.Â
Il a d’ailleurs un beau compliment à l’adresse des Lombronnais :  C’est un village attachant, avec des gens épicuriensÂ
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Un peu par hasard
Cet originaire de Saint-Célerin (qui a relancé la production de Safran de Vaulogé) a de quoi nourrir leur appétit des bonnes choses, car il est tombé dans le safran depuis février 2020. Et ça s’est fait un peu par hasard :  Avant j’étais responsable d’une société de transport. Nous avons acheté avec ma conjointe une maison, lors d’une mutation professionnelle. La dame qui nous l’a vendue produisait elle-même son safran. Elle nous a laissé les bulbes…Â
.
C’est ainsi que c’est parti :  Je me suis dit : pourquoi pas relancer l’activitéÂ
. Le safran, explique-t-il, vient du pistil d’une fleur : le procus satilus.  Il est récolté à la main puis séchéÂ
. Patience et longueur de temps.
À 38 ans, ce producteur sarthois monte aussi des échanges avec d’autres producteurs locaux : il a par exemple cosigné une bière au safran  avec le brasseur La Velue, depuis deux ansÂ
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Mais ce sont également des confits, confitures, sirops et même un risotto qui tapissent les tables et présentoirs de son stand ce jour-là . De quoi varier les plaisirs gustatifs en cette période de fêtes.