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Loir-Lucé-Bercé. Un gaz toxique dans les canalisations d’eau, remplacées sur 52 km... |
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De gauche à droite, Bruno Boulay, Hervé Roncière et Myriam Martineau, maire de Pruillé-l’Éguillé, au second rang, les techniciens de la communauté de communes. © Le Maine Libre
52 kilomètres de canalisations des 14 communes de Loir Lucé Bercé vont être remplacés, à partir d’avril 2021 et jusqu’en 2022. Ces travaux vont coûter plus de 3 M€, subvention déduite.
Hervé Roncière, président de la communauté de communes Loir-Lucé-Bercé tenait lundi 22 mars 2021 à Pruillé-l’Éguillé une conférence de presse. C’était le moment de la signature du marché de travaux de remplacement de 52 km de canalisations d’eau potable sur le territoire des 14 communes de la régie communautaire.
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Présence d’un gaz inodore et toxique
Ces travaux sont occasionnés par la présence de chlorure de vinyle monomère (CVM), un gaz inodore toxique issu du polychlorure de vinyle (PVC) dans les canalisations datant d’avant 1980.
« Il n’y a pas de sujet sur la potabilité de l’eau mais une nécessaire mise en conformité de notre réseau, sur plusieurs critères. On va travailler aussi sur un meilleur rendement de notre réseau dans une démarche homogène en 2021 et 2022 », a expliqué Hervé Roncière.
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24 purges automatiques installées
Une vingtaine de kilomètres à partir d’avril 2021 seront changés, et une trentaine en 2022. Bruno Boulay, vice-président en charge de l’eau, a souligné l’importance de l’implication des services qui assurent la maîtrise d’œuvre des travaux réalisés par trois entreprises, Garczinsky-Traploir, GT canalisations et Cana Ouest.
24 purges automatiques ont été installées sur les secteurs problématiques, en attendant les travaux, sachant que le taux de CVM dépend du temps de séjour dans les canalisations.
Il en coûtera 3 105 000 € aux abonnés, subvention de l’Agence de l’eau Loire Bretagne déduite ( 44 500 € ). En ce qui concerne la politique tarifaire, Hervé Roncière n’a pas chiffré l’impact prévisible : « Une harmonisation du prix de l’eau est en cours sur l’ensemble du périmètre de la régie communautaire. La régie nous permet un avantage tarifaire, mais notre objectif c’est aussi la qualité de l’eau distribuée ».