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Législatives 2024 : la défaite de Marie-Caroline Le Pen confirmée par le Conseil constitutionnel... |
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Marie-Caroline Le Pen, la sÅ“ur de Marine Le Pen, ici au Mans, en juin 2024, lors de la campagne des élections législatives anticipées. © Archives Ouest-France
Le Conseil constitutionnel a rendu, ce vendredi 31 janvier 2025, sa décision en réponse à la requête présentée par Marie-Caroline Le Pen. La candidate du Rassemblement national, battue d’un rien par la députée sortante Élise Leboucher (Nupes) au deuxième tour des élections législatives 2024 dans la quatrième circonscription de la Sarthe, contestait le résultat. Elle demandait l’annulation du scrutin. Mais les « Sages » ne l’ont pas suivie.
Son arbitrage était attendu depuis des semaines par les deux parties. Le Conseil constitutionnel a rendu, ce vendredi 31 janvier 2025, sa décision dans le litige entre Marie-Caroline Le Pen (RN) et Élise Leboucher (Nupes), né depuis les élections législatives anticipées au début de l’été dernier.
La sœur de Marine Le Pen, battue d’un rien par la députée sortante Élise Leboucher (Nupes) dans la quatrième circonscription de la Sarthe, contestait le résultat. Seulement 225 voix les séparaient au soir du second tour, le 7 juillet 2024, au profit de la candidate encartée chez La France insoumise.
La défense d’Élise Leboucher a produit deux « mémoires »
« J’ai déposé un recours au regard du peu de voix d’écart. Et parce que nous avons relevé pas mal d’erreurs sur les opérations de vote, les listes d’émargement, les registres de procuration. Je ne donnerai pas d’exemple précis mais des choses anormales et graves ont été repérées », avait déclaré Marie-Caroline Le Pen, quelques jours après le scrutin. Elle réclamait purement et simplement son « annulation ».
Mais les « Sages » ne sont pas allés dans son sens. Ni les griefs avancés par la candidate du RN sur le déroulement de la campagne, ni ceux sur les opérations de vote n’ont convaincu l’assemblée du Conseil constitutionnel qui a statué. On y retrouvait notamment Alain Juppé ou encore Laurent Fabius.
Les « Sages » se sont appuyés sur les textes mais également sur deux « mémoires » produits par la défense d’Élise Leboucher, enregistrés le 18 septembre et le 25 octobre, ainsi qu’un autre produit par le camp de Marie-Caroline Le Pen, enregistré le 10 octobre.
« Il faut des choses concrètes pour déposer un recours »
« Il faut des choses concrètes pour déposer un recours et non des motifs évanescents. Nous sommes plutôt détendus, nous n’avons pas de crainte majeure », avait répondu dès le mois de juillet Maël Brillant, directeur de cabinet d’Élise Leboucher, après l’annonce de la requête de Marie-Caroline Le Pen. En rappelant, qu’en 2022, le Rassemblement national, battu de seulement 87 voix avec son candidat d’alors, Raymond de Malherbe, avait déjà présenté un recours, en vain.