|
« On a entendu le toit s’écrouler et les gravats tomber dans l’escalier » : la foudre frappe leur maison à La Baule... |
3
Denis Perrio, sur le palier de sa maison, à La Baule-Escoublac (Loire-Atlantique), samedi 7 février 2026. © Ouest-France
Dans la nuit du vendredi 6 au samedi 7 février, la foudre a frappé une maison de La Baule-Escoublac (Loire-Atlantique) et fait s’écrouler une partie du toit. Son propriétaire raconte la scène et le choc.
J’ai eu l’impression qu’une bombe nous tombait dessus
, soupire Denis Perrio, encore sous le choc ce samedi 7 février. La veille, ce retraité de 65 ans et sa femme dorment sur leurs deux oreilles. Dehors, la pluie tombe à torrents, mais ils sont au chaud, dans leur chambre située au rez-de-chaussée de leur maison de La Baule Escoublac (Loire-Atlantique), route de Kerquessaud.
Mais à 3 h 51 très précisément, un énorme bruit les sort de leur sommeil. La foudre vient de s’abattre sur leur maison. On a entendu le toit s’écrouler et des gravats tomber dans les escaliers pendant au moins trente secondes »,
se remémore Denis Perrio. L’électricité est logiquement coupée et le couple se met à la recherche d’une lampe torche. C’était impossible d’accéder à l’étage à cause des débris.

Le plafond de la maison de Denis Perrio, samedi 7 février 2026. Ouest-France
Ils patientent et contactent les pompiers au petit matin, vers 8 h. Sur place, les secours s’assurent que le bâtiment ne souffre pas d’un problème structurel et qu’il n’y a pas de traces d’incendie.
Lire aussi : La foudre touche deux maisons en Vendée, les pompiers interviennent
« Ça aurait pu être dramatique »
À la même heure, les équipes d’Enedis se mettent également au travail pour rétablir l’électricité, coupée dans tout le quartier. Notre voisine d’à côté était absente, donc elle n’a toujours pas récupéré de courant
, pointe Denis Perrio. La jeune femme fait d’ailleurs les cent pas dans son jardin pour tenter de joindre le fournisseur chargé de la gestion et de l’aménagement du réseau de distribution d’électricité en France.
En fin d’après-midi, Denis Perrio, accompagné de plusieurs amis, était encore au pied d’œuvre pour déblayer les gravats et faire quelques valises. On en profite pour faire le tour du propriétaire, où l’on constate un immense trou dans le plafond du premier étage et un autre sur la façade, à l’extérieur, à côté de l’antenne.

Le trou dans la façade de Denis Perrio, samedi 7 février 2026. Ouest-France
On ne sait pas quand on pourra réaménager. Ça peut être très long. On n’a même pas encore réussi à avoir l’assurance au téléphone.
Beaucoup de dégâts donc, mais heureusement pas de blessé. Ça aurait pu être dramatique,
reconnaît Denis Perrio. Heureusement qu’on ne gardait pas nos petits enfants. Leur chambre est à l’étage…