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Le Washington Post annonce le départ de son directeur général après de vastes suppressions d’emplois... |
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Le « Washington Post » a annoncé samedi 7 février 2026 le départ de son directeur général, Will Lewis, quelques jours après un vaste plan de licenciement. © Anna MONEYMAKER / GETTY IMAGES VIA AFP
Le quotidien américain détenu par le milliardaire Jeff Bezos a annoncé samedi le départ de son directeur général, Will Lewis, quelques jours après l’annonce d’un vaste plan de surpressions d’emplois. Environ 300 journalistes sur 800 de ce pilier du journalisme américain ont été licenciés.
Le Washington Post a annoncé samedi le départ immédiat de son directeur général et directeur de la publication Will Lewis, quelques jours après un vaste plan de suppressions d’emplois dans ce pilier du journalisme américain détenu par le multimilliardaire Jeff Bezos.
L’annonce d’un plan de suppression d’environ 300 journalistes sur 800 mercredi a créé un choc, dans un contexte de rapprochement du propriétaire du journal et fondateur d’Amazon Jeff Bezos avec Donald Trump, un président qui attaque la presse traditionnelle depuis son retour au pouvoir.
En crise depuis plusieurs années
Dans un courriel adressé au personnel et révélé sur les réseaux sociaux par l’un des journalistes du quotidien, Will Lewis déclare qu’« après deux années de transformation du Washington Post, c’est le bon moment » pour lui de « se retirer ».
Il est remplacé immédiatement par Jeff D’Onofrio, directeur financier du Washington Post depuis l’année dernière, a annoncé le journal.
Le Britannique Will Lewis, avait été nommé avec la mission de redresser la barre du quotidien historique.
Le Washington Post, qui a à son actif la révélation du scandale du Watergate et de multiples prix Pulitzer, est en crise depuis plusieurs années.
Durant le premier mandat de Donald Trump, le journal s’était plutôt bien porté grâce à sa couverture jugée sans concession. Mais quand le milliardaire républicain avait quitté la Maison Blanche, l’intérêt des lecteurs s’était émoussé et les résultats ont commencé à dégringoler. Le journal perd de l’argent depuis plusieurs années, selon la presse.
Il avait subi une hémorragie d’abonnés lorsque sa direction a refusé de prendre parti avant la présidentielle de 2024, remportée par Donald Trump.
Licenciements de correspondants à l’étranger
« Sous ma direction, des décisions difficiles ont été prises, pour assurer un avenir durable au Post, pour qu’il puisse pendant de nombreuses années à venir publier des informations de haute qualité non partisanes à des millions de clients chaque jour », a indiqué Will Lewis.
Une grande partie des correspondants à l’étranger, dont l’intégralité de ceux couvrant le Moyen-Orient ainsi que ceux en Russie et en Ukraine, ont été licenciés. Les services des sports, des livres, du podcast, des pages locales ou de l’infographie sont aussi particulièrement touchés voire presque intégralement supprimés.