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Le collège culinaire de France met en avant la qualité... |
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Célia Tunc, secrétaire générale au collège culinaire de Franceet Régina Cerezo, responsable de la mobilisation des membres, ont pu tester les mets proposés par Nicolas Urrutia, propriétaire du restaurant Le Bellifontain, avenue du général-Leclerc, au Mans (Sarthe). © Ouest-France
Le collège culinaire de France compte aujourd’hui 3 000 membres. Parmi eux, des chefs, comme Nicolas Urrutia, du restaurant Le Bellifontain, au Mans (Sarthe), mais aussi divers producteurs reconnus pour la qualité de leurs produits et même des organismes de formation.
 C’est en partant du constat que chez les restaurateurs, 80 % sont des réchauffeurs de plats et 20 % de vrais chefs que quinze des plus grands noms de la restauration française ont créé le collège culinaire de FranceÂ
, présente Célia Tunc, secrétaire générale de l’association, née en 2011, accompagnée de Régina Cerezo. Elle compte aujourd’hui 3 000 membres.
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L’idée ? Mettre en relation des artisans qui se découvrent et qui ont envie de se comprendre.  Le succès des uns passe par le succès de autresÂ
, pointe la secrétaire générale. Même le  citoyenÂ
, comprenez le client, a aussi son rôle à jouer dans ce collège. En fait, tous les maillons de la chaîne sont concernés. Comment rentre-t-on dans ce saint des saints de ce collège culinaire ? En remplissant un dossier où la transparence fait foi.  Avec qui l’artisan travaille-t-il ? la viabilité de l’entreprise, comment le futur membre valorise-t-il son artisanat ? Coopère-t-il avec d’autres artisans, d’autres restaurateurs…Â
Deux autres inscrits en Sarthe
L’élu de ce collège qui véhicule plein de valeurs doit s’acquitter de 35 € mensuels pour ouvrir  une boîte à outilsÂ
et entrer, par exemple, en immersion chez des producteurs. Actuellement, cent métiers sont représentés. Ils sont amenés à réfléchir ensemble et à débattre lors d’ateliers et de rencontres sur la question substantielle que tous les artisans se posent.  Quel modèle économique pour les métiers de demain ?Â
Nicolas Urrutia a découvert l’existence de ce collège culinaire de France lors de son passage chez Ducasse, l’un des cofondateurs de l’association. Et qu’en attend-il ?  Pouvoir rejoindre un collectif de valorisation de mon métier qui travaille dans les maillons de la chaîne avant moi.Â
Dans la Sarthe, La ferme de la Métairie, au Mans et la brasserie de Montmirail sont aussi inscrites au collège culinaire de France.