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Jauzé. Alain Dorison quitte la présidence de « La Route de la Viande Bovine »... |
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De droite à gauche : Alain Dorison, président d’honneur, Adrien Langot (président), Mathieu Langelier, Maxime Couillard, Williams Harvey. © Le Maine Libre
Après une présidence de quatorze années à la tête de l’association La Route de la Viande Bovine, Alain Dorison, âgé de 73 ans, a pris la décision de passer le flambeau. Fondateur de l’association en 2009, il a toujours eu l’objectif de promouvoir les races bovines et de sensibiliser le grand public au métier d’éleveur.
 Le but de cette association était simple et n’a jamais été modifié durant ces quatorze années : faire connaître les races de vaches et expliquer le métier d’éleveur dans les communes de Courcival, Jauzé et Saint-Aignan et par la même occasion, mettre en valeur ces trois petites communesÂ
, précise Alain Dorison.
Éleveur de charolaises toute sa vie aux côtés de son épouse Michelle et ancien président du syndicat charolais de la Sarthe, il s’est toujours impliqué auprès des jeunes générations.
Des succès notables
 Au début, peu de gens croyaient à la pérennité de l’associationÂ
, se souvient-il.  C’est autour d’une table aux côtés de Jacques Royer, Michel Couder et Jean-Pierre Vogel que l’idée a vu le jour. Comment faire connaître notre métier, promouvoir nos races de vaches et notre région et pourquoi pas déclencher des vocations auprès des jeunes ? Nous avons eu la chance de croiser l’ancien président du conseil général, Roland du Luart, qui lui a cru en nous et a débloqué une subvention qui nous a permis de démarrerÂ
, explique Alain.
 Nous avons enregistré des records de fréquentation avec jusqu’à 800 visiteurs en un été, soit un total de quarante cars. Notre film de présentation a été projeté au cinéma au Mans et à Mamers. La télévision locale s’est intéressée à nous et depuis quatorze ans, nous avons régulièrement des articles dans les journauxÂ
, se réjouit-il.
Des partenariats importants
 Depuis le début, nous accueillons des scolaires des communes environnantes, des élèves des lycées professionnels de Rouillon et Bernay-en-Champagne, mais aussi les résidents des Ehpad et de nombreux marcheurs qui se lancent dans un parcours unique en France sur douze kilomètres pour découvrir les charolaises, parthenaises, saosnoises, blondes d’aquitaine, rouges des prés et limousinesÂ
, détaille Alain Dorison.
 Le seul petit regret que j’ai, c’est de ne pas avoir réussi à faire venir autant d’enfants des villes, mais cela devrait s’améliorerÂ
, partage-t-il.
Confiance envers les jeunes agriculteurs
 Je suis serein concernant l’avenir de l’association, il y a un groupe de jeunes très compétents et prêts à s’investir dans cette belle action de transmission et de partage. Je remercie tous ceux qui m’ont accompagné bénévolement durant ces quatorze ans, le couple Couder, Jean Tessier, Fernand Lepiney et Michel BlondeauÂ
, conclut-il.