|
Huisne Sarthoise. Une étude sur le terrain pour aider l’agriculture... |
1
Objectif : mettre en Å“uvre un programme adapté au contexte local. © Archives LE MAINE LIBRE – Hervé PETITBON
La problématique du renouvellement des générations d’agriculteurs représente un enjeu majeur sur lequel les élus du territoire de l’Huisne Sarthoise ont décidé de travailler à l’automne 2021.
La Région des Pays de la Loire et la Chambre d’agriculture des Pays de la Loire proposent à la communauté de communes de l’Huisne Sarthoise, de mettre en œuvre un programme adapté au contexte local.
Installation et transmission des exploitations
Une étude sur le terrain afin ensuite de soutenir à la fois la transmission des exploitations et l’installation de nouveaux agriculteurs, dans l’ensemble des trente-trois communes autour des localités de La Ferté-Bernard, Tuffé Val de la Chéronne et Montmirail ; les trois anciens cantons qui forment l’Huisne Sarthoise.
Construire un plan d’actions
Dans un premier temps, cette opération qui se déroulera jusqu’en 2024 et intitulée « Territoires Pilotes Transmission » se décline comme suit : la constitution d’un comité de pilotage composé notamment de membres des Jeunes agriculteurs ; la mise en place d’un groupe d’appui collaboratif réunissant les différents acteurs de la transmission sur le territoire ; et bien sûr la construction d’un plan d’actions s’appuyant sur un état des lieux donc. Pour cela, la participation de la communauté de communes s’élève à un montant compris entre 8 000 € et 16 000 € par an, en fonction des actions qui seront retenues à l’issue du constat.
« On est un peu pilote »
Jean Dumur, vice-président de la communauté de communes en charge de l’agriculture et de la ruralité, agriculteur lui-même et maire de Montmirail, précise : « L’Huisne Sarthoise est un territoire à vocation agricole et terre d’élevage. C’est un tout nouveau programme qui nous est soumis, il n’existait pas auparavant, de ce fait on est un peu pilote ».
Quelques chiffres déjà connus
L’Huisne Sarthoise, c’est précisément 257 exploitations dont vingt et une en agriculture biologique pour 351 chefs d’exploitations (un nombre expliqué par la présence de Gaec dirigées à plusieurs). Ce n’est aussi pas moins de 72 salariés. C’est également 55 % des exploitations en individuel. Enfin, c’est 38 % d’agriculteurs et agricultrices âgés de plus de 55 ans, 39 % entre 40 ans et 55 ans, et 23 % qui ont moins de 40 ans.