|
Gouvernance, effectifs, nombre de dossiers… Les prud’hommes du Mans ont fait leur rentrée... |
1
Caroline Marmey, la nouvelle présidente du conseil des prud’hommes du Mans, aux côtés de Jean-Michel Delacencellerie, son prédécesseur, et Antoine Mazzi, le nouveau vice-président. © Ouest-France
Le conseil des prud’hommes du Mans (Sarthe) a fait sa rentrée solennelle, lundi 19 janvier 2026, à la Cité judiciaire. L’occasion de faire le bilan de l’année 2025, marqué par une hausse du nombre d’affaires à traiter, et d’officialiser l’arrivée de sa nouvelle présidente.
L’audience solennelle de rentrée du conseil des prud’hommes du Mans (Sarthe), qui s’est déroulée lundi 19 janvier 2026 à la Cité judiciaire, a annoncé de nouveaux changements. Elle a notamment officialisé l’arrivée d’une nouvelle gouvernance. Caroline Marmey, conseillère depuis 2023 aux affaires diverses, prend la suite de Jean-Michel Delacencellerie à la présidence du conseil (collège salarié).  Je vous dis au revoir après vingt-huit ans de pratique prud’homale. C’était très intéressant et enrichissant et j’ai l’impression d’avoir été utileÂ
, a partagé Jean-Michel Delacencellerie. Caroline Marmey est secondée d’Antoine Mazzi, vice-président en collège employeur, qui succède à Nathalie Frenehard.
Des postes vacants
Vingt-trois conseillers prud’hommes ont prêté serment le 13 janvier 2026. Sur les soixante-dix conseillers, répartis à parts égales entre salariés et employeurs, cinq postes sont néanmoins vacants au collège employeur. Pour pallier le manque de moyens humains, un portail de recrutement sera ouvert en février.
L’année dernière, le conseil a enregistré  une hausse significativeÂ
du taux de départage (+ 412 % par rapport à 2024). Une situation particulière, comme l’explique Caroline Marmey, la présidente du conseil :  Sur 87 affaires, nous avons eu une série de 80 dossiers qui avaient le même employeur, ce qui est rare.Â
Un nombre d’affaires en hausse
638 nouvelles affaires, soit 7 % de plus qu’en 2024, ont été comptées en 2025 par le conseil des prud’hommes. Elles viennent d’abord du secteur du commerce, avant l’industrie, les activités diverses, l’encadrement et l’agriculture.  On se retrouve avec des dossiers de plus en plus complexes, a commenté Caroline Marmey. Nous devons continuer à adapter notre jurisprudence aux nouvelles formes d’emplois, aux évolutions technologiques et aux attentes sociétales.Â
En interne, le greffe du conseil devra également s’ajuster lors de sa mutualisation avec celui du tribunal judiciaire, en vertu d’une récente décision gouvernementale. De manière plus logistique, le conseil devra s’adapter aux travaux de la Cité judiciaire.