|
En tant que campanographe, qu’étudie-t-il ?... |
1
Quentin Boisnay devant l’église Notre Dame de Fresnay-sur-Sarthe. © Le Maine Libre
Étudiant à l’université du Mans, Quentin Boisnay, 21 ans, est en stage au service patrimoine de Fresnay-sur-Sarthe où il va étudier…
Quentin Boisnay, 21 ans, effectue 15 jours de stage au sein du service patrimoine de Fresnay-sur-Sarthe. Rencontre avec un passionné d’Histoire et campanographe, il étudie les cloches de nos monuments. Originaire de Sillé-le-Guillaume, cet étudiant à l’université du Mans a choisi la ville de Fresnay-sur-Sarthe et son service patrimoine pour son stage.
Maine Libre : Présentez-vous un peu à nos lecteurs ?
Quentin Boisnay : « Après une Licence d’histoire au Mans, je suis actuellement en Master Recherche. Passionné de patrimoine et notamment sur le sujet des cloches, je réalise un mémoire sur la fonderie Bollée du Mans créée en 1842. C’est cette fonderie qui a par exemple réalisé les cloches de la cathédrale Saint-Julien du Mans ou encore de la basilique d’Alençon. »
Pourquoi un stage au service patrimoine ?
« J’étais déjà venu en octobre 2024 pour compléter l’inventaire des cloches de l’église Notre-Dame de Fresnay. Cette ville offre une conservation assez rare de son patrimoine, comme dans le clocher de son église avec la présence de l’ancien mécanisme d’horloge. Il y a une belle valorisation et étude à y faire. »
Quel travail faites-vous pendant ces 15 jours de stage ?
« Je me replonge dans les archives de la ville (les délibérations municipales de la Révolution à aujourd’hui) et analyse les témoignages d’anciens Fresnois pour comprendre l’histoire de ces cloches au travers de l’incendie du clocher au milieu du XIXe siècle ou de la bénédiction d’une nouvelle cloche en 1965. Un travail de conseils et d’expertises de conservation et de valorisation de ce patrimoine peu connu est également mené. Avec Lauréna Salion, Chargée de patrimoine et de communication à la ville, nous allons éditer un petit livret sur cette histoire riche et passionnante. Nous organiserons aussi une conférence le vendredi 19 septembre 2025 dans l’église. »
Quels sont vos projets pour les prochaines années ?
« J’aimerais continuer dans le domaine de la recherche et pourquoi pas faire un Doctorat. Quand j’en ai l’occasion, je voyage en France et à l’étranger pour échanger avec d’autres passionnés campanographes et découvrir ainsi d’autres dynasties de fondeur, c’est enrichissant. À l’avenir, après avoir visité un grand nombre de clochers sarthois, j’envisage peut-être d’éditer un livre sur le sujet. Sur le plan professionnel, un travail d’inventaire régional du patrimoine pourrait m’intéresser. »