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En Sarthe, la coopérative d’installation en agriculture paysanne a trouvé sa place... |
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Jean-Luc Coulon, président de la CIAP 72. © CIAP72
Créée en Sarthe fin 2014, la coopérative d’installation en agriculture paysanne (CIAP), présidée par Jean-Luc Coulon, propose une alternative à l’accompagnement des porteurs de projets agricoles. Depuis 2015, cette structure a accompagné 20 paysans dans leur installation.
Réunie en assemblée générale, à Malicorne-sur-Sarthe, lundi 31 mars 2025, la Coopérative d’installation en agriculture paysanne de la Sarthe (CIAP 72) a fait un point sur son activité. L’occasion de comprendre un peu mieux cette structure qui est en mesure d’accompagner des porteurs de projets agricoles, distants d’une agriculture productiviste.
Qu’est-ce que la CIAP ?
Nous sommes constitués en société d’intérêt coopératif. La CIAP est présente dans les cinq départements des Pays de la Loire. En Sarthe depuis 2015. Nous sommes un organisme de formation.
Nous proposons également du portage d’activités pour les ouvertures de crédit. Par exemple, nous pouvons fournir du matériel à un agriculteur qui s’installe. Ce matériel est propriété de la CIAP.
Nous sommes aussi en mesure de proposer un espace test à de futurs maraîchers. Il en existe trois dans les Pays de la Loire. Il permet à des porteurs de projet de tester leur capacité à gérer une unité de production.
En Sarthe, nous comptons une cinquantaine d’adhérents. On accompagne entre 7 et 10 installations, et on a trois portages d’activités en cours.
Qu’entendez-vous par agriculture paysanne ?
C’est une agriculture familiale qui offre la possibilité d’aller chercher le plus d’autonomie possible sur son exploitation, d’être plus indépendant. Bien souvent, cette agriculture se tourne vers la vente directe. Il y a une recherche de contacts avec la clientèle.
Le niveau d’investissement financier se veut faible et notre coopérative est ouverte aux gens qui veulent s’installer avec un minimum de capitaux. Il y a une dimension plus humaine.
Quels sont les profils des porteurs de projets ?
C’est très divers. À la suite de la crise sanitaire du Covid-19, nous avons accueilli beaucoup de candidats pour du maraîchage ou encore pour la production de plantes aromatiques et médicinales. Il y a eu aussi une production de champignons, de fleurs et quelques éleveurs.
On aimerait avoir plus d’éleveurs car l’élevage est une activité indispensable dans notre département. Il y a aussi une demande de la clientèle en produits laitiers. Nous travaillons en lien avec les projets agricoles et alimentaires (PAAT), comme en Pays Vallée de la Sarthe, qui peuvent créer des opportunités d’installation.