|
Elle rédige un mémoire sur les tanneries sarthoises et recherche des témoignages... |
1
Zoé Tourneux, étudiante en 2e année de master d’anthropologie à l’université de Toulouse. © Le Maine Libre
Zoé Tourneux recherche des témoignages sur cette activité disparue dans les années 80.
Âgée de 23 ans, Zoé Tourneux, d’origine mancelle, est étudiante en deuxième année de master d’anthropologie à l’université de Toulouse Jean-Jaurès. Elle rédige en parallèle un mémoire sur les tanneries sarthoises.
Un premier mémoire consacré aux animaux de compagnie
 Je pensais tout d’abord observer des techniques et des savoir-faire ainsi que leur transmission, mais en raison de la disparition du métier de tanneur, je me suis penché sur un autre aspect des tanneries, à savoir les efforts de valorisation et de préservation des tanneries et de leur histoire ou l’entretien de leur mémoireÂ
, souligne Zoé Tourneux, qui est titulaire d’un bac littéraire et d’une licence d’histoire.
+ Fresnay-sur-Sarthe. La dernière tannerie a été rachetée
 À la fin de ces deux années de master, je prévois une césure avec un service civique afin de préparer un diplôme universitaire de FLE (français, langue étrangère)Â
, ajoute l’étudiante qui parle l’anglais, l’espagnol, l’italien, et apprend l’hébreu et le quechua, une langue ancestrale d’Amérique du Sud.  Je suis également engagée dans la cause animale, la protection et la prévention contre la maltraitance de tous les animaux. J’ai d’ailleurs consacré un premier mémoire aux animaux de compagnie dans la Sarthe, disponible en libre accès sur internet, intitulé « La fabrication sociale des animaux de compagnie en France, dans le sud de la Sarthe ».Â
La Suze, ville de tanneurs
 J’ai commencé mon mémoire en décembre 2024, je travaille sur trois terrains : Sillé-le-Guillaume avec la médiathèque qui se tient dans l’ancienne tannerie, Fresnay-sur-Sarthe où une adjointe au maire m’a fait part du projet de réhabilitation de la tannerie, et La Suze-sur-Sarthe, ville de tanneurs dans les années 60 où l’on tannait les peaux de vaches, de chèvres, de chevaux et même de taupes. Je recherche des témoignages de tanneurs ou de personnes ayant connu des tanneurs, mais également tout type d’événement ou d’initiative qui participent à mettre en avant les tanneries en tant que patrimoine local, qui entretient la mémoire et valorise l’histoire des bâtiments et des tanneursÂ
, conclut Zoé Tourneux.
Contact : Zoé Tourneux 07 84 80 85 79 ou zoelucie@laposte.net