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Élections départementales. La gauche sous pression dans le canton de La Flèche... |
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Le canton de La Flèche compte 12 communes. Ici le bureau de vote de Clermont-Créans. © Le Maine Libre
Le second tour des élections départementales 2021, dans le canton de La Flèche, verra s’affronter le 27 juin 2021 un binôme de gauche – Laurent Hubert et Michèle Juguin-Laloyer – et les candidats divers droite, Anne-Charlotte Aubel et Jérôme Prémartin. Si les premiers nommés font la course en tête, leur avance au premier tour semble fragile. Le binôme de la majorité départementale croit en ses chances de s’adjuger ce bastion de gauche.
C’est un duel opposant les conseillers départementaux sortants (PS) au binôme divers droite auquel auront droit, dimanche 27 juin, les électeurs du canton de La Flèche. « Osons la Sarthe à gauche » fait la course en tête. Laurent Hubert et Michèle Juguin-Laloyer ont obtenu 31,94 % des suffrages exprimés.
+ Élections départementales. Sarthe : la colère du chef de file socialiste
Il n’y a que 327 voix d’écart
Une avance qui n’a rien d’un matelas confortable : 327 voix séparent les deux camps. Les challengers Anne-Charlotte Aubel et Jérôme Prémartin ont glané 25,88 % des votes.
Interrogé sur le faible écart qui sépare les deux qualifiés, Laurent Hubert répond : On n’est pas dans la même configuration qu’en 2015. La dernière fois il y avait trois listes
; et là , cinq
.
+ Pour revivre la soirée, retrouvez notre direct

Les sortants socialistes ont récolté 1 725 bulletins, contre 1 398 pour leurs challengers de droite. Le Maine Libre
Les candidats socialistes ont cependant conscience que la partie est loin d’être jouée. O
n est plutôt en tête mais il faut absolument que les électeurs se mobilisent pour le deuxième tour. On va tout faire pour que les gens retrouvent le chemin des urnes dimanche prochain et qu’ils se sentent plus concernés qu’ils ne l’ont été
.
Quelles réserves de voix à gauche ?
Une clé du scrutin, à gauche, réside donc dans sa capacité à faire venir dans les isoloirs son socle d’électeurs habituel. L’autre paramètre sera le comportement des 658 personnes qui ont glissé dans l’urne un bulletin Uni.e.s. Le rassemblement de huit mouvements écologistes et de gauche a obtenu 12,18 % des suffrages.
Quant aux éventuels reports de voix émanant de LREM, Laurent Hubert ne croit pas qu’ils soient déterminants. En Marche, c’est a priori «
ni droite, ni gauche
», ou c’est «
droite et gauche
, je ne pense pas qu’il y ait une réserve plus pour l’un que pour l’autre.
+ Tous les résultats du premier tour des élections départementales et régionales en Sarthe
Appel à la mobilisation
Conclusion, si le PS ne veut pas perdre un fief qu’il tient depuis 20 ans, il va lui falloir rameuter ses troupes.
Si la sérénité est loin d’être de mise du côté de « Osons la Sarthe à gauche », un contentement teinté d’espoir habite le camp adverse. On est assez satisfaits d’être en deuxième position, pas très loin du binôme sortant. C’est assez serré, c’est intéressant
jugeait Jérôme Prémartin dimanche soir.

Seuls 31 % des inscrits ont participé au premier tour de scrutin. Le Maine Libre
La droite y croit
Là aussi, on bat le rappel chez les partisans de droite. J’appelle nos électeurs à se mobiliser au maximum pour le second tour. Ceux qui veulent que ça change, ceux qui en ont marre que ce territoire soit sous l’anesthésie de la gauche depuis presque 30
ans, doivent se mobiliser. Là , il y a une réelle chance. On peut gagner et on va gagner
.
Si une partie des 12,74 % de LREM risque de tomber dans son escarcelle, comme dans celle du PS, l’enjeu de ce second tour pour la Majorité départementale est d’attirer à elle – outre les abstentionnistes – les électeurs du Rassemblement national. Ce dernier a réalisé le score de 17,26 % au premier tour. Une manne forcément intéressante pour la droite même si elle se défend de chasser sur les terres frontistes.
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Que vont faire les électeurs RN ?
Les électeurs RN, je les respecte, on n’a pas à stigmatiser une personne parce qu’elle vote RN.
L’état de notre pays et de notre société est tellement dégradé que je peux comprendre qu’on puisse voter RN mais ce n’est pas la solution.
Sous-entendu : la solution, c’est nous. Ce sont les électeurs du Rassemblement national qui décideront.
À eux de voir ce qu’ils veulent pour leur territoire
martèle Jérôme Prémartin.
Un appel du pied – à mots couverts – qui laisse Alexis Ferron, candidat RN, de marbre. Je laisse leur libre arbitre à nos électeurs. C
e n’est pas à moi de leur donner des consignes
.