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Devant le tribunal de commerce de Nantes, le promoteur Réalités a défendu sa survie et son plan de relance... |
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Réalités compte sur la co-promotion pour relancer des projets immobiliers stoppés pendant la période de redressement judiciaire. © Ouest-France
Tout juste un an après son placement en redressement judiciaire, le promoteur Réalités a demandé, ce mercredi 4 février, au tribunal de commerce de Nantes, de poursuivre son activité. La décision sera rendue sous quinzaine.
Le PDG de Réalités, Yoann-Chouin Joubert, sa secrétaire générale, quelques proches et ses avocats, sont sortis avec le sourire de l’audience du tribunal de commerce de Nantes, ce mardi 4 février. Ils y étaient entrés à 14 h pour ce rendez-vous capital, un an après le placement en redressement judiciaire du groupe de promotion immobilière plombé par plus de 400 millions d’euros de dettes. Cette fois, il s’agissait de persuader procureur et juges que le plan de continuation de l’entreprise est viable et bénéfique pour les créanciers. Après les moments traversés, nous avons cet espoir
, a seulement réagi Yoann Chouin-Joubert.
La première période de redressement judiciaire avait été prolongée de six mois alors que Réalités a engagé une vaste restructuration. Bon nombre de ses filiales, souvent attachées à un programme immobilier, dans divers domaines (logement, résidence d’étudiants ou de personnes âgées) ont été placées en redressement ou en liquidation judiciaire.
Après un premier plan de sauvegarde de l’emploi réalisé avant la période de redressement, les effectifs ont continué de fondre, à un peu moins de 500 personnes. La cession des activités non stratégiques, le recentrage géographique et opérationnel sur la promotion immobilière constituent le cœur du plan de redressement débattu devant le tribunal de commerce. Réalités sollicite la validation du projet de continuité après avoir annoncé être soutenu par 82 % des créanciers
. La dette que le groupe propose d’étaler sur dix ans se chiffre encore à 272 millions d’euros. Son PDG compte sur la co-promotion pour relancer des programmes immobiliers à l’arrêt. Le tribunal rendra sa décision dans deux semaines.