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Déserts médicaux : les députés favorables à réguler l’installation des médecins... |
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Les médecins ne pourraient plus s’installer là où ils veulent si la loi est adoptée. © Archives CO Laurent Combet
L’article de la proposition de loi transpartisane portée par le député de la Mayenne Guillaume Garot (PS) visant à renforcer l’accès aux soins, a été adopté mercredi soir en séance. Les médecins sont farouchement opposés à toute contrainte à l’installation.
L’Assemblée nationale a voté mercredi soir l’article d’une proposition de loi pour la régulation de l’installation des médecins libéraux. Cette proposition de loi transpartisane (plus de 250 députés cosignataires, de LR à LFI) est portée par Guillaume Garot, député (PS apparenté) de la Mayenne. Six millions de Français sont sans médecin traitant, huit millions de Français vivent dans un désert médical
, a-t-il martelé. Une inégalité qui crée un sentiment délétère pour notre République qui a failli dans sa promesse d’égalité de tous devant la santé
, a-t-il soutenu. La proposition de loi avait reçu l’appui de 250 députés dont quatre Sarthois : Julie Delpech (Renaissance), Marietta Karamanli (Apparentée socialiste), Elise Leboucher (La France insoumise) et Eric Martineau (MoDem). Pas Jean-Carles Grelier (MoDem), qui considère que cette loi pourrait avoir un effet repoussoir chez les étudiants en médecine. On va rejeter ces médecins vers l’hôpital public, vers le salariat, et on va se priver de ces médecins libéraux qui demain doivent continuer à mailler le territoire de nos campagnes
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155 voix contre 85
L’article adopté mercredi soir régulerait l’installation des médecins libéraux ou salariés, qui devraient solliciter l’aval de l’Agence régionale de santé (ARS). Il serait octroyé de droit dans une zone qui connaît un déficit de soignants, mais dans les territoires mieux pourvus, le médecin ne pourrait s’installer que lorsqu’un autre s’en va.
L’article, supprimé de justesse en commission, a été rétabli avec une confortable majorité dans l’hémicycle (155 voix contre 85), malgré l’opposition du gouvernement. Il devra désormais être voté avec tout le texte les 6 et 7 mai prochains.