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Dans le Pays fléchois, une nouvelle aide pour les petits commerces ruraux... |
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Pharmacies, coiffeurs, épiceries ou métiers de bouche font partie des commerces communaux qui pourront bénéficier d’un coup de pouce de la communauté de communes du Pays fléchois (photo d’illustration). © Archives Ouest-France / Daniel Fouray
Jeudi 16 novembre 2023, le conseil communautaire du Pays fléchois a voté une aide aux communes rurales qui vise à favoriser le maintien ou l’installation de commerces de proximité essentiels à leur dynamisme.
Essentiels à la vitalité des petites communes, les commerces de proximité sont, dans le Pays fléchois comme ailleurs, des oasis à préserver. Jeudi 16 novembre 2023, le conseil communautaire a voté une nouvelle aide destinée à favoriser leur maintien ou leur implantation, dans les petites communes rurales. Une remise à neuf en fait, d’un précédent dispositif qui avait cours il y a quelques années dans la communauté de communes.
« Dans les années 2000, il y avait une subvention de la communauté de communes qui pouvait être octroyée aux communes rurales pour le maintien des derniers commerces de proximité, a rappelé Gwenaël de Sagazan, vice-président du Pays fléchois en charge de la commission développement économique. On a repris cette idée-là en « la toilettant » et en la renouvelant. »
Celle-ci pourra être accordée aux communes de moins de 3 500 habitants, porteuse d’un projet d’installation ou de maintien de commerce « nécessaire à la vitalité de la commune et aux besoins de la population locale », selon plusieurs critères. Le commerce en question doit être le dernier représentant de son activité dans la commune et les activités éligibles sont limitées aux métiers de bouche, les épiceries, les bars, les restaurants, les multicommerces incluant les activités précédentes, les pharmacies et les salons de coiffures.
Jusqu’à 20 % des travaux nécessaires
Pour ce qui est de la nature des projets, ils doivent concerner « la construction d’un nouveau bâtiment sur une parcelle appartenant à la commune, la rénovation et le réaménagement d’un bâtiment appartenant à la commune ou le rachat de murs ou fonds de commerce par la commune », précise la délibération.
Les subventions accordées représenteront au maximum 20 % des dépenses éligibles HT nécessaires aux travaux, avec un montant plancher de 5 000 € et un plafond de 15 000 €.
« Une mesure très intéressante, souligne Gwenaël de Sagazan. Aujourd’hui, il y a des difficultés pour les communes rurales de conserver leur dernière épicerie, leur dernier café… Des établissements qui commencent souvent à se faire vieux et à nécessiter, parfois, de gros travaux, notamment pour pouvoir être transmis. »
Néanmoins, selon l’élu, la délibération votée à l’unanimité par le conseil communautaire ne devrait pas concerner beaucoup de commerces chaque année : « Je pense qu’on parle de quelques unités par an, d’un à cinq commerces », pour qui ce coup de pouce, vaudra en revanche, beaucoup.