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Corée du Sud : dix ans de prison requis contre l’ex-président Yoon pour entrave à la justice... |
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Jang Dong-hyeok (3e à partir de la gauche), chef du principal parti d’opposition, le Parti du pouvoir du peuple, s’adresse aux journalistes après avoir terminé son discours d’obstruction parlementaire lors d’une session plénière à l’Assemblée nationale à Séoul, en Corée du Sud, le 23 décembre 2025. © EPA/MAXPPP
Des procureurs sud-coréens ont requis vendredi 26 décembre dix ans de prison à l’encontre de l’ancien président Yoon Suk Yeol, l’accusant notamment d’« entrave à la justice » après sa tentative d’imposer la loi martiale l’hiver dernier, a indiqué à l’AFP un responsable.
Des procureurs sud-coréens ont requis vendredi dix ans de prison à l’encontre de l’ancien président Yoon Suk Yeol, l’accusant notamment d’« entrave à la justice » après sa tentative d’imposer la loi martiale l’hiver dernier, a indiqué à l’AFP un responsable.
« Nous avons requis une peine de dix ans contre Yoon », a déclaré Cho Eun-suk, membre du comité spécial chargé d’enquêter sur le coup de force manqué de l’ex-dirigeant conservateur. Yoon Suk Yeol est notamment accusé d’avoir empêché les enquêteurs de l’arrêter en janvier et d’avoir exclu des membres de son cabinet d’une réunion sur la loi martiale, selon l’agence de presse Yonhap.
Manifestations massives
Le 3 décembre 2024, il avait déployé l’armée au Parlement pour en prendre le contrôle, mais un nombre suffisant de députés était parvenu à se réunir pour voter à l’unanimité l’abrogation de la loi martiale. Cette suspension du régime civil, une première en quatre décennies, a entraîné des manifestations massives et une longue période de chaos politique en Corée du Sud.
Yoon Suk Yeol a été arrêté en janvier 2025, au deuxième essai des forces de l’ordre, destitué en avril par la Cour constitutionnelle puis remplacé en juin par son rival démocrate Lee Jae Myung. Un tribunal de Séoul devrait rendre en janvier son verdict dans le procès pour obstruction à la justice, selon Yonhap.
L’ex-président fait également l’objet de trois autres procès liés à sa décision choc, notamment pour avoir mené une insurrection, une accusation qui pourrait entraîner une peine sévère s’il était reconnu coupable.
Un an après sa tentative de renverser le Parlement, Yoon Suk Yeol a affirmé depuis sa prison que la proclamation de la loi martiale était justifiée par la lutte contre « les activités traîtresses pro-Chine et pro-Corée du Nord ».