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Ces cyclistes sarthois ont parcouru plus de 1 200 km à vélo : « une aventure sportive et humaine »... |
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Jean-Pascal Maudet, Jean-Michel Gillet, Nathalie Chevé, Francis Riboulet, Patrick Montarou (Bruno Legeay absent sur la photo). © Le Maine Libre
Six adhérents de l’association cycliste belmontaise de Beaumont-sur-Sarthe ont participé au Paris-Brest-Paris 2023. Ils étaient plus de 5 000 au départ de la vingtième édition, qui s’est tenue à la fin du mois d’août 2023.
L’association cycliste belmontaise (ACB) était représentée sur Paris-Brest-Paris cette année. Jean-Pascal Maudet parle de cette expérience inédite pour le club belmontais, une longue randonnée cyclotourisme, avec ses critères, qui se tient tous les quatre ans. C’est une aventure magnifique tant sur le plan sportif qu’humainÂ
, commence l’énergique Jean-Pascal Maudet qui s’est élancé fin août 2023 sur les routes pour quelques jours pas comme les autres, à vélo bien sûr.
1 219 km à vélo, 90 heures maximum
Au départ de Rambouillet, les participants s’engagent à effectuer un périple de 1 219 km à boucler en 90 heures maximum, à coups de pédales. Il y avait 5 100 cyclistes sur la ligne de départ. Parmi eux, six licenciés de l’ACB donc : Jean-Pascal Maudet, Jean Michel Gillet, Nathalie Chevé, Francis Riboulet, Patrick Montarou et Bruno Legeay.
 Je me suis lancé le défi de boucler cette course entre 73 heures et 85 heuresÂ
, explique Jean-Pascal Maudet. Avant la course, lui, comme ses coéquipiers de club se sont entraînés. Avant d’accéder à cette course, il y a tout un entraînement spécifique et des brevets de randonneurs mondiaux (BRM) qu’il faut valider. Les différents BRM permettent une préparation optimale. Il faut compter dix-huit mois de préparation pour participer au Paris-Brest-Paris ».
« L’aventure est bien humaine »
Sur place, les journées s’enchaînent avec peu de sommeil. En quatre jours, Jean-Pascal ne dort que 11 heures. Mais il est entouré d’accompagnateurs, sa femme Martine, et ses amis Annick et Didier Gaillard.
 Cette aventure ne se réalise pas seul. Sans le côté humain, rien n’est possible. Cette équipe m’a été d’une grande aide psychologique et logistique. L’aventure est bien humaine tant on rencontre de cyclistes de différente nationalitéÂ
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Côté sportif, Jean-Pascal a réalisé une performance en achevant sa course tout comme ses coéquipiers de l’ACB. La nuit est un autre univers lorsque l’on est coureur. Les bruits, la nature, changent. Comme on ne voit pas loin, on se rend moins compte des difficultés. On est forcé de rester au moment présent ».
Il aura fallu pas moins de dix jours à Jean-Pascal pour récupérer physiquement.  J’ai redécouvert mon corps à travers des douleurs que je ne connaissais pas auparavant mais sans gravité. Ce n’est rien face à cette si belle expérience qui vaut la peine d’être vécue »,
conclut-il.