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CARTE. Cet été, découvrez les Petites cités de caractère de la Sarthe... |
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Asnières-sur-Vègre est l’une des dix Petites cités de caractères de la Sarthe. © Ouest-France
Elles sont dix en Sarthe, et elles ont du caractère. En les visitant, au détour d’une ruelle, vous verrez un château, une église, une halle. Tous ces sites remarquables valent le détour, et la cité en elle-même se développe afin de devenir un objet patrimonial. Cet été, partez à la découverte des Petites cités de caractère sarthoises.
La Sarthe compte dix Petites cités de caractères. Ce label est attribué aux communes ayant autrefois eu un rôle central d’un territoire, leur léguant un patrimoine historique remarquable, que les communes ont ensuite valorisé et animé. Comme les châteaux de Fresnay-sur-Sarthe et de Montmirail, le manoir à porche d’Asnières-sur-Vègre ou les lavoirs de Saint-Calais.
Vous voulez en savoir un peu plus sur les Petites cités de caractères ? Voici un zoom sur quatre d’entre elles.
Fresnay-sur-Sarthe, cité sentinelle
Bâti sur un promontoire rocheux dominant une boucle de la Sarthe, Fresnay-sur-Sarthe a longtemps tenu le rôle de marche stratégique entre le comté du Maine et le duché de Normandie. Cette situation permet à la cité d’être dotée d’un château dès le Xe siècle. Sa porte est encore intacte, mais le reste tombe en désuétude à partir du XVIIIe siècle. La Ville rachète le site en 1900 pour y aménager un jardin public.

Fresnay-sur-Sarthe, citée fortifiée aux portes des Alpes mancelles. Archives Ouest-France
La cité connaît également la prospérité au XIXe siècle grâce à son industrie tisserande, florissante. Vous pouvez visiter les maisons de tisserands, ainsi que les moulins d’Espaillard et du Creusot.
Des dépliants afin de faire la visite seul sont disponibles en ligne, sur le site des Petites cités de caractères, ou à la mairie, 2, place Bassum. L’office de tourisme organise également une visite guidée tous les jeudis jusqu’au 19 août, à 14 h 30. Plus d’informations au 02 43 33 28 04.
Asnières-sur-Vègre, cité des chanoines
Coupée en deux par la Vègre, la cité doit son emplacement au gué faisant la liaison entre Le Mans et Sablé-sur-Sarthe. Sa fondation est attribuée à Saint-Thuribe, qui évangélise la région au Ve siècle. Offerte au VIIe siècle par le seigneur de Sablé à l’évêché du Mans, la cité est détenue par les chanoines du Mans jusqu’à la Révolution.
Ceux-ci construisent notamment le manoir de la Cour, un manoir à porche symbolisant la puissance des chanoines du Mans. Il est racheté par la commune en 1974, et classé monument historique en 1991. Il est ouvert à la visite tous les jours de juillet et août, entre 11 h à 19 h. Le manoir organise tous les mercredis jusqu’au 25 août, à 10 h, des ateliers thématiques pour enfants.

Le manoir de la Cour, construit par les chanoines du Mans. Archives Ouest-France
Des dépliants afin de faire la visite seul sont disponibles en ligne, sur le site des Petites cités de caractères, ou à la mairie, 2, rue du Lavoir. L’office de tourisme organise également une visite guidée tous les dimanches, à 16 h. Plus d’informations au 02 43 95 00 60.
Saint-Calais, cité au bord de l’Anille
La cité doit sa localisation à l’ermite Karilleph qui y fonda un monastère sous le règne de Childéric, au début du VIe siècle. Démantelée à la Révolution, l’abbaye a toutefois laissé quelques traces, comme le double pignon de l’ancien logis des hôtes qui héberge, depuis 1889, le premier centre culturel et administratif de la ville. Il abrite désormais une médiathèque, un cinéma, et un musée-bibliothèque, musée ouvert tous les mercredis, de 10 h à 12 h et 15 h à 18 h 30.

C’est au bord de l’Anille que l’ermite Karilleph fonda son monastère sous Childéric. L’origine de Saint-Calais. Yanne Boloh
Bordant l’Anille, l’activité économique de Saint-Calais s’est développée grâce à la rivière, et plusieurs lavoirs sont encore visibles aujourd’hui. L’église Notre-Dame, richement décorée d’arabesques et de statues, trône au centre de la commune. L’office de tourisme propose une visite guidée de la commune le dimanche 17 août, à 10 h 15. Réservation au 02 43 35 82 95.
Montmirail, cité perchée
« Mons Mirabilis », le mont d’où l’on admire… Située le long de la voie antique entre Chartres et Le Mans, la cité est perchée à 248 mètres de hauteur, un des points culminants du département, offrant une vue incomparable.
Le château, qui trône au sommet de la commune, est une superposition d’éléments architecturaux de différentes époques, des cachots du XIIe siècle (dont certains servaient surtout de celliers) aux salles d’armes voûtées du XVe siècle. Il est ouvert aux visites tous les jours (sauf le samedi), de 11 h à 12 h 30, et de 14 h à 18 h 30. Des visites guidées ont eu lieu à 11 h 30, 14 h 30, 15 h 30, 16 h 30 et 17 h 30. Plus d’information au 02 43 93 72 71. Fermetures exceptionnelles les dimanches 8 et 29 août.

Montmirail surplombe le Perche sarthois. Yanne BOLOH
Un réseau d’entraide pour sauvegarder et valoriser le patrimoine
Les Petites cités de caractère sont un réseau national, crée en Bretagne, en 1975, dans l’idée de fédérer des communes qui sont d’anciens lieux centraux et qui ont hérité d’un patrimoine conséquent.
« Ces communes rurales ont, ou ont eu un rôle de centralité, explique Valérie Bouvet-Jeunehomme, chargée de développement du réseau Petites cités de caractère. Elles possèdent des édifices monumentaux, comme des églises, des prisons, des halles ou des châteaux, et connaissent parfois des difficultés pour le sauvegarder. »
Le réseau va donc fédérer les communes pour mobiliser de l’ingénierie technique et financière. « Dans les Pays de la Loire, la Région soutient beaucoup le réseau, ainsi que le Département sarthois, qui accompagne financièrement les projets de développement. »
Le réseau accepte les communes de moins de 6 000 habitants qui remplissent la charte de qualité. « L’idée du réseau Petites cités de caractère est de faire de la ville un objet patrimonial, et pas seulement ses éléments remarquables. Nous travaillons notamment avec les habitants afin de réaménager la cité dans son ensemble. »