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Carte scolaire en Sarthe : à Loué, les parents s’activent contre la nouvelle fermeture d’une classe... |
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Les parents d’élèves ont manifesté symboliquement avec des pancartes à la fin de la journée de classe, vendredi 16 février 2024, devant l’école primaire publique de Loué. © Ouest-France
Des parents d’élèves ont manifesté vendredi 16 février 2024 à la sortie de l’école primaire publique de Loué pour protester contre la suppression annoncée d’une classe au sein de l’établissement. Ce serait la cinquième en dix ans en incluant l’historique de la maternelle.
« Non à la fermeture », « oui à l’éducation de qualité ». Voici une partie des slogans affichés ostensiblement sur des pancartes et des banderoles par un groupe de parents d’élèves, vendredi 16 février 2024, à la sortie des classes de l’école primaire publique de Loué. L’établissement louésien, comme une quarantaine d’autres dans la Sarthe, est concerné par la suppression d’une classe selon les dernières prévisions en date de la carte scolaire élaborée par l’inspection académique.
Déjà quatre fermetures en dix ans
Dans la commune de 2 000 habitants, la pilule a particulièrement du mal à passer. Ce serait la cinquième fermeture en dix ans, en incluant l’école maternelle publique voisine. Dès janvier, les familles membres du conseil de l’école et de l’association des parents d’élèves ont d’abord adressé un courrier à Dominique Chevrinais-Poglio, la directrice académique. En vain.
D’après les données partagées par les parents, l’école compte 131 élèves, répartis en sept classes avec une Ulis (Unité localisée pour l’inclusion scolaire). L’effectif prévisionnel se situerait autour de 118 enfants d’ici septembre 2024.
« Certes, il y a une baisse régulière des effectifs, mais la mairie, qui nous soutient, indique que la natalité est repartie à la hausse en 2023 dans la commune », pointe Xavier Grenier, l’un des parents mobilisés. « C’est d’autant plus regrettable que des travaux de rénovation de l’école pour un coût d’un million et demi d’euros sont prévus et que nous sommes dans le dispositif Territoires éducatifs ruraux, qui vise à favoriser les secteurs où la population est fragilisée par sa situation socio-économique », ajoute-t-il.
Lui et les autres craignent un trop-plein dans les classes. « Les professeurs vont se retrouver à faire du pilotage plus que de l’enseignement. C’est à la primaire que se jouent les fondamentaux. Au collège, c’est trop tard. » Certains seront au Mans pour se faire entendre à la manifestation départementale, lundi 19 février.