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Brûlon. « En un an, tout n’est pas possible »... |
À l’approche de la fin de l’année, la CDC Loué Brûlon Noyen travaille sur le budget de gestion des déchets.
« Le Maine Libre » : L’augmentation précédente de la redevance a entraîné une forte grogne au sein de la population. Qu’en pensez-vous ?
Anthony Mussard, vice-président de la CDC chargé de l’environnement : « Je partage cette colère et je la comprends. C’était une augmentation très importante, et nous ne voulons certainement pas la reproduire. Mais c’était vital pour le service et pour l’avenir. En faisant ce choix, nous avons évité le pire. Malheureusement, le message que nous avons envoyé par cette augmentation a été contre-productif. Nous avons perdu l’engagement de certaines personnes, et écologiquement parlant, c’est grave ».
Avez-vous une visibilité sur l’évolution de la redevance pour 2022 ?
« Partiellement. Dans le prévisionnel, nous avons de bonnes surprises, comme une perspective d’économie dans la gestion des déchets verts, ou encore la mise en place de l’incinération des ordures ménagères permettant de limiter la hausse de la TGAP (taxe générale sur les activités polluantes). Malheureusement, nous avons aussi des inquiétudes : le coût de traitement des ordures ménagères est en forte hausse, ainsi que le marché du tri. Pour ce dernier poste, un seul prestataire a répondu à l’appel d’offres, avec des tarifs qui gomment les économies précédentes. Nous avons décidé de relancer le marché, mais nous restons très prudents. »
À quoi les gens doivent-ils s’attendre ?
« Il faut rester raisonnable. Au mieux, la redevance sera stable, il ne serait pas réaliste d’envisager une baisse. Nous allons donc concentrer nos efforts sur l’amélioration du service. Je veux d’ailleurs saluer le travail de la CDC et de son personnel. Il y a un vrai investissement général pour trouver des solutions, mais il faut encore du temps. En un an, tout n’est pas possible. »