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Beillé. En marge du chantier autoroutier, un site naturel unique en France est préservé... |
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Des visiteurs qui ont découvert tout un aménagement pour préserver la biodiversité. © Le Maine Libre
Vinci conduit les travaux du nouvel échangeur de l’Huisne sarthoise. À proximité, une prairie entourée d’eau est préservée. Un site unique en France.
En plus des visites assurées dans le cadre de la construction du nouvel échangeur autoroutier de l’Huisne sarthoise, Vinci autoroutes a proposé à une vingtaine de personnes parties de Beillé en minibus, de découvrir les travaux environnementaux réalisés sur la rivière de l’Huisne entre Villaines-la-Gosnais et Boëssé-le-Sec.
« L’un des plus beaux projets que j’ai dirigés »
Emmené par Séverine Facchin, ingénieure-cheffe agronome spécialisée en environnement Vinci autoroutes, réseau Cofiroute, le groupe s’est rendu au cœur d’une prairie pâturée privée entourée d’eau « qui est bordée par le bras principal et le bras mort réaménagés. C’est un des plus beaux projets que j’ai dirigés. C’est un site unique en France. Il importait de communiquer sur ce chantier qui a permis de rétablir la continuité piscicole et de remettre en eau le méandre isolé de la rivière. C’est une première. »
Des erreurs lors de la construction de l’A11
Lors de la construction de l’autoroute A11 en 1974, le tracé de la rivière de l’Huisne se retrouve quelque peu modifié, « entraînant une scission du lit principal de la rivière sur les deux communes en amont de l’infrastructure. Un barrage composé de roches présent dans le lit principal empêche la continuité écologique et le fonctionnement naturel du cours d’eau qui se retrouve ralenti. »
Séverine Facchin n’a pas manqué d’insister sur les conséquences engendrées par la présence de ce barrage : « Un cours d’eau c’est comme un tapis roulant qui fait circuler sédiments et poissons. Or, l’eau qui se retrouve chenalisée empêche cette circulation. Elle fonctionne comme dans un lac. » Elle pense connaître les raisons qui ont engendré cette situation : « Il n’y a pas d’archives. Mais je pense que le barrage avait été construit pour protéger les berges de l’ouvrage d’art qui enjambe l’Huisne dans l’objectif de ralentir le cours d’eau évitant ainsi les risques d’érosion. Mais, depuis, la végétation a pris le dessus. »
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