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Beaumont-sur-Sarthe. Thierry, 59 ans, soldat du feu aux 5Â 000Â interventions... |
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Thierry Boulay : « Il y a quelques années, nous étions douze de ma famille au centre de secours de Beaumont. » © Le Maine Libre
Dire qu’au départ, il n’avait pas même le souhait de devenir sapeur-pompier. Aujourd’hui, à 59 ans, Thierry Boulay est lieutenant, et surtout il a réalisé jusqu’ici 5 000 interventions.
Thierry Boulay, 59 ans, est employé municipal. Il s’est aussi engagé comme sapeur-pompier volontaire en février 1986.
Aujourd’hui, il enregistre 5 000 interventions. Avec presque 35 ans de service, il part toujours avec autant d’enthousiasme avec ses collègues.
« Le Maine Libre » : Comment êtes-vous devenu pompier volontaire ?
Thierry Boulay : « Je ne pensais pas vraiment devenir pompier. Quand en 1986, le maire de l’époque m’a proposé un contrat pour être employé municipal, il m’a donné comme condition de devenir pompier. Il voulait encourager l’engagement dans le centre de secours de Beaumont. Je n’avais pas du tout la vocation. Mais il faut avouer que cela m’a vite plu. J’ai gravi les échelons en à peine cinq ans. Je suis lieutenant volontaire. J’encadre aussi les formations incendie. Ça me permet de rester dans le coup. »
Vous souvenez-vous de votre première intervention ?
« C’était un feu de cheminée à Juillé. La plus marquante a été celle sur les lieux d’un homicide dont je connaissais bien la famille. La 5000e a été plus facile avec une personne bloquée dans un ascenseur. Certaines interventions sont traumatisantes. Le sauvetage de nourrissons ou d’enfants est toujours aussi difficile à gérer. Aujourd’hui, on peut se faire aider par un psychologue. À mes débuts, il n’y avait pas tous ces moyens mis en place. Au fil des ans, je me suis blindé. »
Que diriez-vous pour susciter des vocations ?
« Je note toutes mes interventions depuis presque 35 ans sur un cahier. J’ai effectué 5 000 interventions à ce jour. Comme j’aime tout calculer, cela représente 6,2 ans de travail en équivalent temps plein. Je suis fier d’être pompier. C’est une grande famille. Deux de mes quatre enfants sont aussi pompiers. Il y a quelques années, nous étions douze de ma famille au centre de Beaumont. Se sentir utile, venir en aide, sauver des vies sont des aspects qui donnent envie de continuer. »
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