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Avoise. Adjoint, Alain Cophignon démissionne... |
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Alain Cophignon lors d’une expo à sa galerie de Juigné. © Archives Le Maine Libre
Le conseil municipal d’Avoise, réuni lundi soir, a entériné la démission d’Alain Cophignon de son poste de 3e adjoint en charge de la culture. Il sera remplacé par Sandrine Heurtebise, élue à l’unanimité, mais reste membre du conseil. Les raisons de cette démission tiennent dans une vision stratégique différente entre Alain Cophignon et Serge Basnier, le 1er adjoint, concernant la place de la culture dans le développement du village.
Alain Cophignon, docteur en histoire de l’art, estime que « le tourisme est l’atout principal d’Avoise et, à ce titre, il est indispensable de rénover et préserver les deux bâtiments classés au titre des Monuments historiques, à savoir la tour à sel et l’église Saint-Sulpice avec son splendide retable datant du XVIIe siècle
 ». Pour ce faire, l’élu jugeait indispensable que des études de maîtrise d’œuvre soient exécutées préalablement à d’éventuels travaux, le coût global de celles-ci s’élevant, pour les deux monuments, à moins de 10 000 €. « Un budget qui aurait été financé pour moitié par le département », a-t-il précisé.
Deux votes, mais pas de décision
Tout autre est la vision de Serge Basnier : « Cette dépense pour des études de maîtrise d’œuvre n’est absolument pas prioritaire dans le cadre actuel de baisse des subventions allouées aux communes ». Le 1er adjoint estime que le coût du chantier de rénovation de la place de Deux-Fonds ne permet pas d’envisager la moindre dépense supplémentaire, « surtout dans le cadre d’une hypothétique rénovation de ces deux bâtiments, dont personne, à ce jour, ne sait quand elle aurait lieu et combien elle coûteraitÂ
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Devant ces deux approches, le maire, Antoine d’Amécourt a proposé un vote à bulletin secret. Les deux options ont obtenu exactement le même nombre de voix (5 pour le financement des études, 5 contre et 2 abstentions). Face à ce résultat, le maire a décidé de faire voter une seconde fois. Mais ce « second tour » a débouché sur un résultat identique.
Antoine d’Amécourt aurait pu décider d’un scrutin public et sa voix en tant que maire aurait alors été prépondérante. Il a refusé toutefois de trancher et renvoyé la décision finale au prochain conseil, le lundi 20 janvier. Le dernier mot de la soirée est revenu à Alain Cophignon, qui a cité le président Edgar Faure : « L’immobilisme est en marche et rien ne l’arrêtera ».