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Après un an à quai, le Barfleur reprend la mer... |
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Frédéric Pouget, directeur de l'armement à la BAI et Yvon Talarmon, directeur de la flotte, entourent le capitaine Daniel Roignant, commandant du « Barfleur ».
Avec la crise économique, le Barfleur de la Brittany Ferries est resté à quai à Caen. Il est réarmé sur la ligne Cherbourg - Poole. Mais pour 450 passagers, loin de sa capacité de 1 200.
Reportage
Dans le Duty free, les cartons se vident à mesure que les présentoirs se remplissent. Dans le restaurant, Vincent donne ses consignes à dix nouveaux embauchés de l'équipage... Depuis quelques jours, le réarmement du Barfleur a commencé quai de France à Cherbourg. Dimanche soir, le navire de la Brittany mettra le cap sur Poole, Angleterre. Retour le lendemain dans le Cotentin. Depuis février 2010, il était resté à quai dans le canal de Caen à la mer. Non pas pour une avarie ou une panne. Mais, il a pris de plein fouet la crise économique. La Brittany, qui l'avait acquis en 1997, était même prête à le vendre ; les offres ne sont pas venues. Sur la ligne Cherbourg - Poole, le Cap Finistère l'avait alors remplacé.
La création de 120 postes
Nouvelle donne aujourd'hui. Comme l'explique Frédéric Pouget, directeur de l'armement à la BAI, « nous redéployons la flotte ». Ce qui signifie que le Cap Finistère quitte Cherbourg pour être repositionné sur l'Espagne (Poole - Santander et Poole - Bilbao) en 24 heures. Mais si le Barfleur reprend du service, « le marché n'est pas suffisant pour le maintenir après septembre ». Et il ne naviguera pas au maximum de ses capacités de 1 200 passagers. Ils seront limités à 450 passagers dont les chauffeurs des 72 camions embarqués dans ses soutes avec 450 voitures, « ou cent remorques non accompagnées », précise le commandant Yvon Talarmin, directeur de la flotte, aux commandes du Barfleur en 2001.
« Cherbourg est le port où Brittany Ferries offre le plus de fréquences en saison », insiste Frédéric Pouget. Pourtant, son activité y a plus souffert de la crise qu'à Caen - Ouistreham où elle exploite le Mont-Saint-Michel et le Normandie. « L'exploitation du Barfleur se traduit par la création de 120 postes, équivalent temps plein. Que des Français, Normands et Bretons », souligne Frédéric Pouget.
À Cherbourg, outre Le Barfleur et ses huit rotations avec l'Angleterre, le Cotentin (fret) en effectue deux ; le Normandie express, 11 et le Condor vitesse, 7 soit 28 rotations par semaine. « La concurrence est de plus en plus forte avec le Pas-de-Calais avec une augmentation des capacités et une baisse des prix. » P & O vient d'y lancer un nouveau ferry et en prévoit un deuxième en septembre.