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À Crosmières, l’avenir de l’épicerie bistrot se joue ce vendredi... |
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Ouverte en juillet et inaugurée en novembre, l’épicerie bistrot sera fixée sur son avenir, ce vendredi 2 février 2024, lors de l’assemblée générale de ses sociétaires. © Ouest-France
Très attendue, l’épicerie bistrot Les Délices de la forge, à Crosmières (Sarthe), n’attire pas autant que prévu. Ses sociétaires doivent décider de son avenir ce vendredi 2 février 2024.
Ouverte au mois de juillet dernier après cinq années de bataille de Jean-Yves Denis, le maire de Crosmières, et des mois de travaux : l’épicerie bistrot des Délices de la forge est menacée. En tout cas, les résultats ne sont pas à la hauteur des espérances, au point que « c’est son avenir qui se joue ce vendredi » 2 février 2024 au soir, à l’occasion de l’assemblée générale de ses sociétaires, indique l’élu, qui, touché, ne souhaite pas en dire plus avant cette date.
Un coup dur difficile à encaisser, d’autant que le concept, qui tient autant du café de village que de la petite épicerie de producteurs locaux, semblait séduire et avait incité 75 personnes à prendre des parts dans la SCIC (Société coopérative d’intérêt collectif) montée pour l’occasion. À la tête de la structure : un comité stratégique, composé de personnes officiellement dirigeantes de l’entreprise, mais sans rémunération, ainsi que deux vraies salariées, une à plein temps et l’autre à mi-temps.
« Ce commerce ne peut tenir que s’il y a de la clientèle »
Mais l’effet de curiosité dissipé, la fréquentation de l’épicerie bistrot a rapidement fait défaut. Fin novembre, lors de l’inauguration officielle du lieu alors unanimement salué, Jean-Yves Denis soulignait : « Il faut faire changer la consommation des 35-50 ans qui achètent une grosse partie de leur alimentation en grande surface. Car depuis juillet, le bilan est mitigé. Et ce commerce ne peut tenir que s’il y a de la clientèle. »
Lors d’une première réunion, tenue le vendredi 19 janvier, des pistes ont bien été évoquées, mais rien n’a encore été fixé : « Il appartient aux sociétaires de décider », conclut le maire.