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Vivoin. Le prieuré s’ouvre à l’art urbain avec Ravo... |
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Vivoin, mercredi 10 mars 2021. Clin d’œil d’Andréa Ravo Mattoni à la Sarthe avec cette reproduction de la Vanité ou Allégorie de la vie humaine de Philippe de Champaigne, Å“uvre du XVIIe exposée au musée de Tessé du Mans. © Le Maine Libre – Yvon LOUÉ
Le prieuré de Vivoin, repris en gestion en novembre 2020 par Lancelot Durand, accueille son premier artiste en résidence en ce mois de mars 2021. Il s’agit d’Andréa Ravo Mattoni.
Andréa Mattoni, plus connu sous le pseudo de Ravo, son nom d’artiste, est le premier à poser ses valises au prieuré de Vivoin, sous l’ère Lancelot Durand.
« L’art à la portée de tous »
Son accent chantant italien résonne dans la salle où trônent déjà quelques-unes de ses œuvres impressionnantes. Son credo, c’est reproduire un chef-d’œuvre du XVIIe siècle ou un détail, en l’intégrant dans un contexte urbain, un mur par exemple. Mon but, est que l’art soit à la portée de tous pour être partagé le plus possible et pas seulement dans les musées.
Pour cela, il s’inspire des œuvres des plus grands, Le Caravage, Léonard de Vinci, Vermeer, Rubens, Vélasquez… avec sa technique, le spray, la bombe, comme vous dites ici.

Ravo reproduit des œuvres ou des détails de chefs-d’œuvre de grands peintres du XVIIe siècle. Le Maine Libre – Yvon LOUÉ
Il expose dans toute l’Europe
Andréa Mattoni, issu d’une famille d’artistes, est un graffeur à l’origine. J’ai commencé comme ça. En faisant des graffitis sur les murs autour de chez moi et puis après quelques années, je me suis inscrit à l’Académie des beaux-arts de Brera en peinture.
Depuis, son obsession est de trouver un point de rencontre entre l’art classique et contemporain
. Et ça marche. Ses œuvres sont visibles partout en Europe sur des murs de Londres, Paris, Bruxelles…
« Ici, l’inspiration vient tout de suite »
En ce début mars, c’est au Prieuré de Vivoin qu’il a sévi. Sur des toiles bien sûr, pas sur les murs
plaisante-t-il. Ici, l’inspiration vient tout de suite. C’est vraiment un endroit formidable.
En six heures, l’artiste italien a reproduit la Vanité ou Allégorie de la vie humaine de Philippe de Champaigne, une œuvre exposée au musée de Tessé du Mans sur une toile (3 m x 2 m). C’est un clin d’œil pour la Sarthe. Je me plais vraiment bien ici. Avec Lancelot (Durand) et Jérôme (Dauchez), nous avons un projet d’exposition de mes œuvres pour 2022.
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D’ici là , les visiteurs du prieuré pourront découvrir ses toiles dès l’ouverture des lieux en juillet 2021.