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Sarthe. Formation : les candidats à l’apprentissage de plus en plus nombreux... |
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Le Mans, samedi 13 mars 2021. Le jeune Yanis de Seiches-sur-le-Loir en admiration devant une Yamaha, sa marque de moto préférée. © Le Maine Libre
L’apprentissage a le vent en poupe. Le centre de formation des apprentis du Mans de la CCI n’y échappe pas. Sa filière auto-moto est très prisée.
Alors que l’an dernier, la veille de son opération portes ouvertes, le CFA avait dû tout annuler, ce samedi 13 mars 2021, l’établissement a ouvert ses portes… Différemment, mais toujours avec autant de succès.
Une porte ouverte en présentiel et sur Youtube
Pour les futurs candidats ou pour tous les élèves qui s’interrogent encore sur leur avenir, ils avaient la possibilité soit de venir en présentiel sur rendez-vous avec un accompagnateur pour découvrir une filière bien précise, soit de suivre des portes ouvertes virtuelles sur Youtube.
Beaucoup n’ont pas hésité à venir sur place.
Plus de 300 rendez-vous
Plus de 300 jeunes avaient pris rendez-vous, certains venant même de loin comme le jeune Yanis, de Seiches-sur-le-Loir, dans le Maine-et-Loire. Lui, sa passion, c’est la moto. Pas forcément la compétition, mais comprendre comment ça marche. Et puis j’adore rouler.
À 15 ans à peine, le jeune collégien veut mettre toutes les chances de son côté pour intégrer le CAP maintenance des véhicules, option moto. Sans compter que Le Mans a vraiment une bonne réputation. Maintenant, il faut que je trouve une entreprise et c’est là le plus compliqué.
Laëtitia, sa maman qui l’accompagne confirme son impatience. Il a hâte de sortir du système général. Ce n’est pas un mauvais élève, mais il n’aime pas rester à écouter sans rien faire, il faut que ça bouge. L’apprentissage, c’est un bon moyen, c’est beaucoup plus concret et désormais, c’est de plus en plus reconnu.
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« Entre les apprentis et moi, le niveau n’est pas le même »
Dénigré il y a encore quelques années, l’apprentissage trouve peu à peu ses lettres de noblesse, notamment pour de nombreux bacheliers qui veulent être en lien avec la réalité de l’emploi.
Evan, 17 ans, est en terminale professionnelle mécanique au Lycée Sud. À la rentrée, il espère intégrer un BTS maintenance des véhicules, option voitures particulières, une nouveauté à la rentrée pour le CFA et une aubaine pour lui.

Evan savait ce qu’il voulait en venant aux portes ouvertes. Le Maine Libre
Evan regrette même de ne pas avoir intégré l’apprentissage plus tôt. J’ai bien vu durant mes stages la différence entre ceux qui sont apprentis et moi, qui ne compte que huit semaines de stage dans une année scolaire. Le niveau n’est pas le même.
Il appréhende même la différence. Il va falloir vraiment que je bosse pour rattraper mon retard.
Reste que lui a déjà trouvé une entreprise, il est calé dans les starting-blocks pour rentrer dans les prémices d’une vie active. Je sais que le rythme va être soutenu mais maintenant, j’y suis prêt.
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Evan c’est certain, se voit déjà apprenti au CFA. Il faut dire que les avantages sont nombreux, plus de pratique, des diplômes, une rémunération non négligeable, un pied dans le monde de l’entreprise. Le seul aspect négatif pour ces jeunes, les vacances. On passe de douze à cinq. Mais bon, de toute façon, à un moment donné, il faudra y passer
concède tout sourire Alban, venu voir les métiers de la restauration.
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»> Le CFA de la CCI c’est…
1 550 apprentis.
36 diplômes du CAP au BAC + 3.
4 filières métiers (mécanique – carrosserie – peinture, cuisine – service, pharmacie et commerce – gestion – management).
Plus de 1 000 entreprises partenaires.
89 % de réussite aux examens.
81 % en emploi après leur formation.