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Perche sarthois. Encourager le tourisme « vert » en ouvrant la voie de navigation aux canoës... |
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La voie de navigation du Mans à Nogent-le-Rotrou fait partie des projets du mandat du nouveau bureau. © Archives Le Maine Libre
Le Pays du Perche sarthois veut surfer sur la vague d’un tourisme dit « écologique » en ouvrant notamment la voie de navigation aux canoës, du Mans à Nogent-le-Rotrou.
Pierre Cruchet assume les fonctions de président du Pays du Perche Sarthois depuis septembre dernier. Parmi les projets de son mandat, celui d’encourager le tourisme « vert » ou « écologique » pour permettre aux visiteurs de découvrir le territoire à travers la nature et sur l’eau.
« Dans l’air du temps »
C’est dans l’air du temps.
Le mode de visite centré sur l’écologie et l’environnement a de beaux jours devant lui et selon le président du Pays du Perche Sarthois, Pierre Cruchet, le territoire possède un atout de taille : L’Huisne est un corridor écologique qui traverse tout le Perche Sarthois.
Bien décidé à en profiter, il admet quand même que le projet prendra du temps
.
L’objectif est clair : À terme, on veut rendre l’Huisne navigable en canoë de Nogent-le-Rotrou au Mans.
Pour l’heure, le tronçon entre Avezé et La Ferté-Bernard ravit déjà les touristes : l’été dernier, 4 000 clients l’ont parcouru. L’entraîneur du Canoë-Kayak Club Fertois, Matthieu Chollet, sera associé à la réflexion autour du développement de ce projet.
Le Pays du Perche Sarthois est aussi soutenu par Sarthe tourisme. Une de leurs études montre que les visiteurs apprécient nos paysages
, se félicite Pierre Cruchet.
Des aménagements nécessaires
Le projet de voie pour les canoës entre Nogent-le-Rotrou et Le Mans nécessite des travaux. Il faut contourner les barrages, celui de Quincampoix notamment [en aval de La Ferté-Bernard, N.D.L.R.] est dégradé et pose problème. Et il faudrait aménager des trappes à canoë mais cela engendre des frais, certains moulins sont privés
, détaille le président du Pays du Perche Sarthois.
Pour lui, il faudra procéder par tronçons. On commencera sûrement par celui entre Connerré et Saint-Mars-la-Brière qui n’est pas navigable pour l’instant.
Tout au long du parcours, il faudra sûrement prévoir des zones de portage où les sportifs devront sortir de l’eau. Mais la détermination à réaliser ce projet est grande : Nos voisins du Maine-et-Loire ont développé le canoë-kayak sur la Loire. Nous, avec l’Huisne, on n’a pas ce degré de dangerosité.
Ne pas s’arrêter lÃ
Le nouveau bureau du Pays du Perche Sarthois est élu pour six ans et entend avancer au maximum sur ce projet. Mais il veut aussi en lancer d’autres, toujours dans l’objectif d’attirer les touristes en quête de nature. D’autres zones seront ajoutées à celles déjà proposées à la visite. On a déjà l’accord de la Znieff de Tresson [Zone Naturelle d’Intérêt Écologique, Faunistique et Floristique, N.D.L.R.] et on voudrait intégrer l’Espace Naturel Sensible des Ajeux à La Ferté-Bernard qui mérite d’être mieux mis en valeur.
Mettre en avant ces espaces de nature pour permettre au public local et extérieur d’en avoir une meilleure perception. Et continuer aussi à mettre en valeur les monuments : On a un contrat avec la région et on va continuer ce qui a été très bien mis en place par Philippe Galland
, souligne son successeur.
> > > Travailler sur l’Histoire du Perche Sarthois

Le manoir de Dehault est ouvert à la visite l’été, sur demande. Archives Le Maine Libre
Autre priorité du mandat des élus au Pays du Perche Sarthois : mettre en avant l’Histoire du territoire. Ils veulent d’abord lister toutes les personnalités ayant vécu dans la zone.Elles sont variées et très nombreuses,
détaille Pierre Cruchet, le président. On les connaît, mais nous n’avons aucun document où elles sont toutes recensées.
Ce document intégrera des éléments biographiques de personnalités locales comme Régis Bahier, fondateur des rillettes du même nom à Sceaux-sur-Huisne, le poète fertois Robert Garnier ou encore l’auteure Daphne Du Maurier dont le passage par Semur-en-Vallon a inspiré son roman « Le Bouc émissaire » publié en 1957.
Pour Pierre Cruchet, cette liste sera une porte d’entrée facile
pour les touristes qui s’intéresseront au Perche Sarthois. Mais il aimerait aussi qu’un autre travail historique soit réalisé. La Guerre de Cent Ans est la seule qui s’est vraiment produite localement »,
poursuit-il. Il y a eu beaucoup de maisons détruites, la ville s’est dépeuplée, les terres laissées en jachères et les archives sont quasi inexistantes.
Afin de documenter cette période, il souhaiterait attirer un doctorant en Histoire pour réussir à retracer la vie du bassin fertois de l’époque.
Et pour faire vivre le patrimoine historique déjà connu, les visites guidées de monuments continueront, avec de nouveaux projets lancés : Nous aimerions faire le circuit des trois manoirs, sur le même modèle que notre circuit des trois églises qui ne s’arrêtera pas.
L’opération « Le Monument du Mois » sera aussi maintenue.