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La Ferté-Bernard. Robert Garnier : une rue et un lycée... |
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Une plaque indique l’endoit où est né Robert Garnier. © Le Maine Libre
La plaque qui indique la maison où est né Robert Garnier est sur l’ancien hôtel Saint-Jean, au-dessus du fleuriste. Qui ne connaît pas Robert-Garnier à La Ferté-Bernard ? Pour bon nombre, c’est le lycée d’enseignement général et professionnel. Décidé en 1961, conçu par Guy Barbé, architecte parisien originaire de La Ferté-Bernard. Robert-Garnier, c’est aussi le nom d’une rue, jouxtant la place de la République, longeant Notre-Dame-des-Marais avant de rejoindre la place Sadi-Carnot. Qui était-il pour avoir donné son nom à une rue et au plus important établissement scolaire de la ville ?
Né à La Ferté, ami de Ronsard
Un ancien poète et dramaturge de la Renaissance, né en 1545 à La Ferté-Bernard. Ami de Ronsard et des contemporains, sa maison natale se situe face au chevet de l’église, elle est évoquée par une plaque commémorative sur la façade de l’ancien hôtel Saint-Jean. Dès 1563, on le trouve à Toulouse où il fait ses études de droit et où il obtient deux prix artistiques aux Jeux floraux en 1564 et 1566. Robert-Garnier est ensuite avocat général du Roi au Parlement de Paris (1567). Durant cette période, il sympathise avec les poètes de la Pléiade, mais il s’oriente vers le théâtre. En 1568, il publie sa première tragédie à sujet romain. En 1569, il s’installe au Mans où il exerce des charges administratives et judiciaires. Il représente l’autorité royale dans la cité et tente de faire régner l’ordre alors que le climat social est délétère : les tensions entre protestants, ligueurs et royalistes sont vives, la criminalité est élevée ce qui alimente la guerre civile.
Endeuillé, épuisé, déprimé
Il épouse Françoise Hubert, poétesse à ses heures, continue à fréquenter les cercles littéraires et publie l’essentiel de ses pièces. En 1586, il regagne Paris où il est nommé membre du Grand Conseil du Royaume, chambre réunissant les grands fonctionnaires d’État. Sa charge de conseiller ne lui apporte que des déceptions. Endeuillé par le décès de son épouse en 1588, épuisé, déprimé, il meurt le 20 septembre 1590, à 45 ans, au Mans.
Source : Pays du Perche Sarthois / rubrique Patrimoine de Denis-Béalet (bulletin municipal 1991).