|
« C’est le fruit d’une volonté politique » : la municipalité de Sablé-sur-Sarthe se dote d’une charte de l’arbre... |
1
Le parc du château est l’un des poumons verts de la ville de Sablé-sur-Sarthe, avec ses nombreuses essences d’arbres. © Ouest-France
La municipalité de Sablé-sur-Sarthe vient d’adopter une charte de l’arbre en ville, établie en interne avec son service des espaces verts. Un outil destiné à mieux « connaître, protéger et développer » son patrimoine arboré, dont la population est estimée à près de 4 000 sujets.
C’est un document de 24 pages, consultable et téléchargeable sur le site www.sablesursarthe.fr. La municipalité sabolienne vient de se doter d’une charte de l’arbre. Adoptée en décembre 2025, elle a été officiellement présentée à la presse, ce mercredi 28 janvier 2026. Le document a été réalisé par le service communication et celui des espaces verts.
Toutes les grandes villes ont aujourd’hui leur charte de l’arbre. Cela nous trottait dans la tête depuis un petit moment. C’est le fruit d’une volonté politique. Nous en sommes fiers
, contextualise Xavier Fallard, conseiller municipal de la majorité délégué à la transition écologique.
Lire aussi : Un prestataire venu de la Mayenne pour la régulation des pigeons à Sablé-sur-Sarthe
« Nous plantons plus d’arbres qu’on en abat »
La charte sabolienne est construite en trois parties, résumées en trois verbes d’action : Connaître, protéger et développer
. Il est d’abord rappelé les essences recommandées dans le Plan local d’urbanisme intercommunal et les bénéfices des arbres. En insistant sur un principe central : l’arbre est un être vivant
.
On y apprend que le patrimoine arboré de la ville est estimé à près de 4 000 sujets et que le chêne est l’essence la plus représentée (30 %), devant le tilleul (17 %) et l’érable (15 %). Autre chiffre notable mis en avant : une centaine de nouveaux arbres sont plantés chaque année. Les prochains seront plantés dans la cour de l’école Saint-Exupéry en février.
« Nous en plantons plus qu’on en abat, souligne Benoît Legay, adjoint en charge de l’espace public et des espaces verts. L’abattage fait partie de l’entretien pour des raisons sanitaires ou sécuritaires. On ne replante d’ailleurs pas forcément au même endroit selon les évolutions des codes d’urbanisme. »
La charte rappelle aussi la réglementation française autour de l’arbre. À commencer par les distances de plantation. Les arbres ne doivent pas être trop près des clôtures, que ce soit la limite avec le voisinage ou avec l’espace public
, signale Benoît Legay.
Â
Lire aussi : Des jeux en bois neufs sont accessibles dans le jardin public à Sablé-sur-Sarthe
Un barème pour définir la valeur de chaque arbre
La municipalité rappelle également ses engagements, notamment quant à la préservation et à la sécurisation. À l’image de l’attention portée aux majestueux cèdres séculaires du parc du château, entourés depuis 2022 par des périmètres interdits au public, matérialisés par des pieux en bois de châtaignier et des cordages.
Cette charte met aussi la lumière sur le barème de valorisation de l’arbre
. Un outil national sur lequel la Ville s’appuie désormais en cas de préjudices contre un sujet. Ce barème donne une valeur aux arbres selon différents critères comme sa variété, sa taille, son âge…
, indique Jérôme Landemaine, le chef du service des espaces verts.
La commune l’a déjà utilisé ces derniers mois. C’est ainsi, comme Ouest-France l’avait raconté il y a quelques semaines, qu’elle a obtenu une indemnité à hauteur de plus de 12 000 € après qu’un camion avait percuté un charme sur l’avenue François-de-Nicolaÿ en juillet.
Récemment, la collectivité a aussi chiffré à 500 € le préjudice pour trois branches cassées d’un prunus par une entreprise de travaux rue de La Chartrie.