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Beaumont-Pied-de-Bœuf. Une réouverture des terrasses « bonne pour le moral »... |
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À l’auberge du Cheval Blanc, Luc Krim prépare sa terrasse © Le Maine Libre
À l’Auberge du Cheval Blanc, Luc Krim se prépare à rouvrir sa terrasse, mercredi 19 mai 2021. Il revient sur cette période inédite de contraintes sanitaires qui a mis à mal sa trésorerie.
Fermé depuis le 29 octobre, l’unique commerce de la commune, l’auberge du Cheval Blanc, l’établissement de Luc Krim, rouvrira sa terrasse dès le mercredi 19 mai. Luc est content, comme le sont aussi les villageois qui attendaient ce moment avec impatience car l’auberge n’est pas seulement un lieu de restauration, c’est aussi un lieu de vie sociale où la population a l’habitude de se retrouver et d’échanger.
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« Le Maine Libre » : Comment avez-vous vécu cette période particulière ?
Luc Krim : « Durant ces six mois de fermeture, seul l’hôtel était ouvert, mais avec très peu de fréquentation : seulement quelques commerciaux pour lesquels nous servions des petits-déjeuners et des plateaux-repas en chambre. Normalement à cette période de l’année, l’hôtel, qui compte six chambres, est complet. Je n’avais jamais pensé vivre pareille situation, depuis que tout jeune j’ai travaillé avec mon père qui lui aussi était cuisinier, je n’ai jamais eu de coupure, alors mes cuisines et mon travail m’ont vraiment manqué. Je n’aurais jamais cru qu’en France, un jour, on ferme les bars et les restaurants qui sont des lieux essentiels au moral des gens. C’est là où l’on fête les événements familiaux, ils font partie de notre vie ».
Et sur le plan financier ?
« Au niveau économique, malgré les aides de l’État, la période est difficile, il faut puiser dans ses économies car des charges comme les loyers, les assurances, le remboursement des emprunts, l’électricité ou le gaz pour chauffer les locaux sont toujours là alors qu’il n’y a pas de rentrée d’argent ».
Que vous apportera la possibilité d’ouvrir votre terrasse ?
« L’ouverture des terrasses est surtout bonne pour le moral, cela donne l’espoir de rouvrir les salles de restaurant à court terme car, économiquement, l’ouverture de ma terrasse avec une dizaine de tables conformément aux dernières annonces gouvernementales n’est certainement pas rentable. Le service du soir avec un couvre-feu à 21 h sera compliqué et je préfère ne pas penser aux problèmes s’il survient une averse en plein service malgré le barnum et la couverture en toile que j’installe. Mais le principal est de retrouver nos clients, de les revoir, de parler avec eux tellement ils nous ont manqué, et aussi d’être occupé à travailler ».
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Quelles perspectives pour la saison touristique ?
« Essayons d’être optimistes ! Avec les touristes qui y viennent, l’auberge participe à donner de la vie au village. Ils aiment le calme de notre campagne, visiter les caves proches et la forêt de Bercé. Les demandes pour l’hôtel cet été démarrent doucement mais j’espère qu’au fur et à mesure de la levée des restrictions sanitaires, les gens vont revenir comme ce fut le cas l’été dernier. Actuellement je travaille sur de nouveaux plats qui seront intégrés dans nos nouveaux menus. Je propose une cuisine traditionnelle revisitée et nous avons trois menus de 19,90 € à 39,90 € ainsi qu’une formule « ouvriers » en semaine à 15,50 €. »