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Football. Le Mans FC : «Je n’aime pas perdre», réagit Cris après la défaite contre Châteauroux... |
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Face à Nathanael Thio, Hugo Vargas-Rio et Maxence Derrien n’ont pu que s’incliner. © PQR - La Nouvelle République - Thierry ROULLIAUD
Le Mans FC a perdu son premier rendez-vous avec le gratin du championnat ce lundi 23 août 2021. Plus expérimentés, surtout plus percutants, les Castelroussins ont poussé les Sarthois à la faute. Réaction de Cris à la sortie des vestiaires.
Face à un ensemble berrichon dans l’obligation de réaliser un résultat pour sauver la tête de son entraîneur Marco Simone - « j’ai l’impression que Châteauroux est le Réal de Madrid. Nous n’avons le droit de rien rater. C’est la première fois dans ma carrière que je ressens ce sentiment
-, la formation de Cris était prête à assumer son rôle de challenger. Mais la faillite de son secteur offensif, a pesé sur le résultat global. Leur victoire est méritée. Ils étaient bien organisés et nous n’avons jamais réussi à trouver les déséquilibres pour les faire douter.
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L’équilibre de l’équipe en cause
Bien place, ne laissant qu’un minimum d’espace aux milieux castelroussins, les blancs (couleur du Mans) assuraient d’entrée de jeu leurs arrières, même si Fortuné (5’) et Ntolla (30’) faisaient passer quelques sueurs aux dynamiques supporters sarthois.
Si les deux blocs se neutralisaient, les Manceaux peinaient à s’approcher de la cage de Delecroix. Gênés par le marquage serré, Macalou, N’Diaye et surtout Camara ne parvenaient pas à enchaîner un mouvement collectif cohérent. Je m’attendais à une prestation aussi costaude de leur part, reconnaissait Marco Simone. Face à eux, le plus difficile c’était lorsque nous avions le ballon parce que leurs attaquants vont très vite. Ils étaient bien en place en misant sur une dimension physique.
Pris deux fois en contres
C’est finalement Macalou (36’) sur un crochet dans la surface suivi d’une frappe contraignant Delecroix à une belle parade qui ouvrait le compteur des tirs au but cadrés.
Mais alors que l’on s’orientait vers un score de parité à la pause, Coulibaly perdait un ballon en milieu de terrain, offrant une situation de contre à Ntolla. Patron ne pouvait que constater les dégâts (41’). Ce n’est pas facile d’accepter de prendre ce premier but sur une erreur de couverture. Je n’aime pas perdre, continue l’entraîneur brésilien, mais cette défaite arrive peut-être au bon moment.
Dans l’obligation de passer à l’offensive, les Manceaux se faisaient vite punir une seconde fois, sur une nouvelle perte de perte de balle exploitée avec brio par Ntolla (62’).À la pause, nous avions pris d’autres dispositions pour tenter d’inverser le cours de la rencontre, et notamment
au niveau de l’agressivité. Mais cela n’a pas été suffisant.
Dominés dans l’envie
Brouillons dans la phase de l’animation offensive, manquant singulièrement de percussion aux avant-postes, les Sarthois n’inquiétaient pas Delecroix. Sauf sur cette échappée de Glaentzlin dans le dos des défenseurs ponctuée d’une frappe en pleine lucarne (84’). Ils avaient plus d’envie que nous. On se rend compte, avance Maxence Derrien, que si nous ne sommes pas tous à 100 %, cela ne passe pas. Les Berrichons ont remporté le rapport de force. Nous avons trop souvent perdu le sens de l’équilibre. On ne peut pas être aussi souvent coupés, sans être punis. » Et pourtant le résultat nul n’était pas si loin en cette fin de match dominée par les Manceaux.